mercredi 1 août 2012

Fin du voyage: tout s'était bien passé...

Salut tout le monde !
Nous revoilà pour l’ultime article de nos aventures est-ghanéennes. Bien sûr, il nous reste encore le sud ouest et le nord à vous présenter lorsque nous irons, autant vous dire que Ghana-mbi est bien loin de s’arrêter.

Jusqu’à présent, notre voyage s’était passé comme sur des roulettes, et le programme que nous avions fait avant de partir était respecté quasiment à la minute près. Evidemment, vous vous doutez que si je commence à raconter comme cela, c’est que les choses se sont gâtées par la suite, mais c’était après tout les conséquences de notre choix de voyager « à la locale », en considérant les mésaventures comme finalement des aventures culturelles, disons le ainsi. Mais trêve de blabla, voilà l’histoire.

Pour notre dernière étape de ce voyage, nous avions décidé de nous rendre dans un des lieux les plus côtés du Ghana, une des attractions touristiques les plus connues du pays : les chutes de Wli.
Comme leur nom l’indique, il s’agit de chutes d’eau situées quasiment à la frontière avec le Togo, à environ 30 minutes de voiture au nord de Hohoe (vous trouverez sur une carte du Ghana si vous cherchez). On nous avait conseillé cet endroit depuis un moment, et puisque de toute manière nous étions dans le coin, on ne pouvait passer à côté.
Les chutes (il y en a 2) ont la particularité d’être plutôt éloignées de la « civilisation » et donc des hôtels. Pour atteindre la première plus bas sur la montagne, il faut se balader pendant environ 45 minutes, la deuxième, quant à elle, s’atteint en environ 2 heures de marche.
Afin, encore une fois, de respecter notre timing, nous avions choisi de quitter Kpalimé assez tôt, aux environs de 8h, pour prendre un trotro en direction de Hohoe, puis de prendre un taxi collectif une fois à hohoe pour nous rendre à Wli. Nous avions prévu que ce trajet durerait environ 4 ou 5 heures (porte à porte), en comptant qu’il n’y avait que 3h de routes, c’était largement faisable. Cela nous faisait arriver vers midi ou une heure à l’hôtel, et nous laissait tout le loisir de nous promener jusqu’à la chute la plus lointaine, et de profiter d’un peu de temps là bas.
Nous avons quitté l’hôtel à l’heure prévue, en direction de la station de trotro de Kpalimé, pleins de bonne volonté, et même plutôt de bonne humeur. Nous sommes arrivés assez rapidement à la station, et comme d’habitude, une gentille personne nous a vite indiqué le trotro en route pour Hohoe. Une fois que nous avions acheté les tickets nous étions à fond, près à affronter les heures de route qui se profilaient à l’horizon.
Malheureusement, et voilà le petit grain de sable qui a enrayé notre machine pourtant bien huilée, comme vous le savez (au moins ceux d’entre vous qui suivent le blog depuis le début), le trotro, moyen de transport très pratique, ne quitte la station que quand il est plein… Et quand, pour un véhicule de 12 places (dans lequel on fait rentrer 16 personnes soit dit en passant), il est écrit sur le ticket « 2 et 3 », on se doute qu’on peut rester bloqués un moment… En tout cas assez longtemps pour s’engueuler avec le responsable des bagages de la station qui me demandait 1000F CFA pour que j’installe mon sac dans le coffre du véhicule. Force est de constater que mes précédentes expériences africaines servent puisque le prix a baissé jusqu’à atteindre les 500 francs… On a même attendu assez longtemps pour prendre la liberté de regarder un épisode de série, puis un autre, puis encore un autre, on a même attendu assez longtemps pour pouvoir goûter à environ toutes les cochonneries que vendaient les mamans dans la station. Les beignets tout huileux, le pain, les biscuits un peu bizarres… Et autour de nous, rien ne se passait. Certaines personnes attendaient que le temps passe assises sur un banc à côté du trotro, de temps à autres, le chauffeur grimpait sur le toit du véhicule pour y poser un sac de riz, ou encore un carton.
Et le temps à passé, encore, et encore, jusqu’à ce que finalement, la voiture soit pleine et que le moteur se mette à ronfler. Enfin !! Nous avons pris nos tickets à 8h30 ce matin, nous comptions arriver à l’hôtel vers 12h30, il est justement 12h30… et nous quittons tout juste Kpalimé. Méchant trotro ! méchant ! Le plus choquant dans tout ça (mais heureusement que c’est comme ça) alors qu’en Europe, dans une telle situation, la gare routière aurait été renversée par une révolution digne des plus grandes, à Kpalimé, et partout ailleurs en Afrique, les gens ne bronchent pas. C’est tout juste s’ils soupirent un coup de temps en temps.

Et nous voilà partis, pour 2h de route, pour repasser la frontière, et pour finir notre premier périple à Hohoe. C’était à ce moment là une maigre consolation, mais la route était plutôt agréable, puisqu’on montait une montagne, pour la descendre ensuite, pour en escalader une suivante. On allait d’ailleurs bizarrement beaucoup plus vite lorsqu’on descendait ! Il y avait certaines côtes qu’on grimpait quand même en première…



Au bout d’environ 45 minutes de voyage, les passagers ont commencé à s’agiter dans le trotro. Tout le monde parlait en Ewe et finalement, au bout d’un moment, nous avons compris : Il faut que chaque personne donne 100 francs au barrage pour qu’on puisse passer. Ah bon… Fort heureusement, le petit bakchiche a marché et nous avons continué notre route, ou plutôt notre chemin car plus on s’éloignait de Kpalimé, plus la route devenait piste, et plus le goudron se raréfiait. Tellement qu’à la fin, le chauffeur évitait les plaques d’asphalte car ça l’obligeait à ralentir
Au bout d’environ 1h30 de route, nous nous arrêtons ! Voilà la frontière ! Ayant tous deux déjà un visa, nous sommes évidemment rentrés au pays sans embrouille. J’ai tout de même eu le temps en prendre notre super véhicule en photo au poste frontière. Il a la classe notre trotro pas vrai ?





Après les 10 petites minutes administratives, nous sommes repartis, et comme la première fois, la différence Togo / Ghana nous a sauté aux yeux. Dans certains endroits de cette planète, il suffit finalement de traverser une barrière pour passer du chemin à la route, et l’autre partie du voyage s’est déroulée bien plus rapidement !
Nous sommes arrivés à Hohoe à 15h30, assez fatigués de rien faire, avouons le, et surtout avec l’envie d’enfin arriver ! Mais d’abord, il fallait trouver un taxi pour aller à Hohoe ! Au Ghana, trouver un taxi est loin d’être difficile ! Trouver un taxi qui respecte le prix normal, ça c’est parfois moins simple, le premier chauffeur qui nous a proposé de nous emmener à Wli nous demandait 30 cédis (environ 12 euros), celui qui nous a finalement emmené nous a pris 2 cédis (même pas 1 euro). La seule différence dans ce prix ? Nous étions avec 2 autres personnes dans la voiture. Hahaha !

Nous voilà enfin arrivés à Wli, qui est un village absolument charmant ! Tout petit, il est entouré de montagnes, mais pas le genre montagne rocheuses, plutôt celles qui sont recouvertes de végétation d’une couleur vert fluo et qui donnent tout de suite envie de poser ses affaires et de passer la journée à regarder. Allez, voilà des photos !








Nous sommes enfin arrivés à l’hôtel vers 16h30, fatigués pour ne pas dire complètement éclatés, et plutôt déçus tout de même : On a perdu une après-midi… Nous avons bien réfléchi et avons finalement pris une décision : la chute la plus éloignée de l’hôtel, ça sera pour un prochain voyage. Il faut avouer qu’après 1 semaine sans s’arrêter, on commençait à avoir envie de rentrer, sans faire d’autre étape.
Heureusement, l’hôtel était plutôt très agréable, et que ça soit le repas ou la nuit, tout s’est bien passé. Voilà d’ailleurs une photo de la paillote de l’hôtel.




Lendemain, driiiiing driiiiiing driiiiing !! Il faut rattraper le temps perdu, voir au moins la première chutes de Wli et rentrer à Kumasi dans la journée ! Autant dire, journée très chargée ! La patronne de l’hôtel, qui connaît bien le pays, nous a prévenu que le trajet Hohoe – Kumasi prendrait trèèèès longtemps, et que nous devions partir tôt. A 8h, nous étions donc à l’ouverture de l’office touristique en charge des chutes, et avons entamé la petite marche très agréable dans la forêt. Wli est très verte, et la balade pour se rendre aux chutes est très agréable. On traverse un certain nombre de fois de petits ruisseaux, toujours sur des ponts assez précaires, mais sans jamais se mouiller ! Voilà des photos.








Au bout de 45 petites minutes de marches, la voilà ! Elle se tient devant nous ! La première chute ! Elle mesure peut être 25 mètres de haut et fait un sacré boucan ! On ne s’en est d’ailleurs pas trop approchés car plus on s’en tient près, plus le vent souffle, et plus elle fait office de brumisateur géant ! Voire même de douche si vous vous approchez un peu trop. Mais je parle pour rien, on a pris des photos !





Après un petit moment passé au pied des chutes, il était l’heure de partir. Le check out de l’hôtel se faisait à 11h, et puis… il nous fallait encore traverser le Ghana d’est en ouest… en contournant le lac Volta par le sud. C’est surtout ça qui rallonge !

Nous avons donc repris tout notre bazar, sans oublier bien entendu la plante offerte l’avant veille par le monsieur dans le village du sommet, et nous avons quitté Wli, un petit peu déçus il faut bien l’avouer, mais il paraît qu’on ne peut pas toujours être contents…
Il était environ 11h, et, selon nos calculs, et en ajoutant une bonne marge, nous en avions pour 7h de route. Avec un peu de chance, on pouvait même arriver à la maison avant la nuit ! Mais de chance nous manquions depuis la veille car en arrivant au trotro en direction de Koforidua (notre étape pour changer de véhicule pour nous rendre à Kumasi), le chauffeur nous a indiqué qu’il restait seulement… 1 place disponible. Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!! Alors, comme 24h plus tôt, nous avons patienté, nous avons continué de manger toutes les cochonneries qui nous passaient dans les mains (œufs durs super pimentés, espèces de glaces à la vanille), et nous avons finalement quitté Hohoe 2h plus tard, pas malheureux d’enfin partir.
La route a été longue, trèèèèès longue, puisqu’il y a quasiment 4h de trajets entre Hohoe et Koforidua (dont 1h30 pour les 30 derniers kilomètres) et un petit peu plus de 3h entre Koforidua et Kumasi. La chance est revenue à Koforidua car nous avons trouvé tout de suite un genre de minibus qui s’est rempli très rapidement. Comme prévu nous avons mis 3h à rallier Kumasi, mais, comme lors de notre trajet en trotro entre Cape Coast et Kumasi (article datant de mars) on a bien cru qu’on arriverait à la maison enfermés dans des boites. Promis, les voyages de nuit en transport en commun, c’est terminé pour nous.
21h30, nous voilà enfin à la maison, et, vous l’imaginez, après une telle semaine, on n’a pas veillé toute la nuit !


Voilà, comme j’ai l’habitude de la dire de temps en temps, vous savez désormais tout sur tout, et nous sommes, en tant qu’administrateurs du blog, très fiers de vous avoir tout raconté dans un délai plutôt court. On espère en tout cas que ça vous à plu et on vous embrasse.

Sylv et Caro.

lundi 30 juillet 2012

Le sommet du voyage.

Grimper le mont Klouto n’était que l’échauffement, l’apéritif, par rapport à ce qui nous attendait le lendemain, car ce n’était plus une simple montagne, mais bien le plus haut sommet du Togo : le mont Agou, à quasiment 1000m d’altitude.
Comme prévu, Selom nous a retrouvé avec Paul devant notre hôtel le matin, et nous sommes partis en moto, encore une fois, en direction du mont Agou qui se trouve à une vingtaine de kilomètres de Kpalimé. J’ai d’ailleurs profité que c’était la dernière fois que nous prenions la moto pour faire quelques photos.






Après la pause au marché pour acheter de quoi se nourrir pendant la marche, nous sommes arrivés au village au pied de la montagne. Nous avons laissé là la moto de Selom, et Paul nous a abandonnés. Il ne restait plus que nos jambes désormais. En haut, le sommet était caché par les nuages, et en général, quand on ne voit pas le bout, c’est que c’est quand même haut ! Nous avons entamé la montée par la route, avant de couper par un chemin beaucoup plus pentu, mais aussi beaucoup plus court ! Suite à la visite de la veille, Selom n’avait pas grand chose à nous montrer, tout juste quelques plantes que nous n’avions pas vues. Nous avons découvert pour la première fois le Baobab, et l’avocatier. De temps à autres, on se permettait tout de même une petite pause pour se rafraichir. Heureusement, le temps était plutôt couvert, et il ne faisait pas si chaud. Nous quittions de temps en temps le chemin pour retrouver la route, puis couper à nouveau un petit peu plus tard. Après environ 1h de marche, premières traces de civilisation, nous avons traversé un village. Ce village avait quelque chose d’un peu surréaliste, des maisons bâties en matériaux naturels (toujours cette couleur ocre qui définit vraiment bien l’Afrique !) et organisées en terrasse. Photoooooooos !










Evidemment, dès notre entrée dans le village, le bruit a vite couru que des « yovos » (blancs) étaient là, et à chaque terrasse que nous passions pour accéder à la supérieure, un petit groupe de 4 ou 5 enfants nous accueillaient en nous chantant une comptine apprise à l’école : « yovo ! yovo ! Bonjour ! Ca va bien ? Très bien ! merciiiiiiiiiiiii ! ».

Après la traversée du village, nous avons retrouvé notre bonne vieille forêt et avons continué notre ascension encore et encore. Au bout d’un moment, le panorama commençait à se voiler doucement, nous avions atteint les nuages, mais le sommet n’était pas encore là. C’est au bout d’environ 2h30 de marches que nous sommes finalement parvenus à Kebo-Dogbadji , le village quasiment au sommet du Mont Agou. Comme dans le village précédent, nous avons été accueillis par les chants des enfants, avant de nous installer tranquillement sur la « place » du village, pour se reposer, et prendre des photos.









Selom a alors sorti toutes les provisions achetées le matin même au marché et nous a préparé une grande salade d’avocats, accompagnés de sardines, de tomates et d’oignon. Après plus de 2h de marche, ça fait quand même du bien, et puis, la corbeille de fruit de Lomé porte bien son nom ! Les avocats étaient délicieux ! Nous avons mangé à côté d’un groupe d’enfants qui nous dévisageaient et s’amusaient à côté de nous, puis c’était au tour d’un homme d’un certain âge de venir papoter un petit peu avec nous. C’était un peu du genre bavard ce monsieur, et il n’a pas arrêté de nous tchatcher sur tout et n’importe quoi, mais en gros, son discours était le suivant « vous êtes mes copains, on veut vous inviter encore dans notre village ». Après un moment de blabla, le monsieur disparaissait quelques temps, puis revenait au bout de 10 minutes pour papoter à nouveau. Lorsqu’il a réapparu pour la dernière fois, il portait une plante qui nous était destinée et que nous avons bien sûr acceptée avec plaisir, en se demandant tout de même si on pourrait la ramener. Disons qu’en trotro, l’espace est quelque chose d’assez précieux mais c’est quand même un cadeau, et puis, il s’agit d’une plante qui, lorsqu’on en mâche les branche, nettoie les dents !

Une fois que l’appareil photo avait bien fonctionné, que le repas était terminé, et que tous les restes et autres pelures avaient été dévorés par les chèvres du village, nous avons repris notre marche, mais dans l’autre sens cette fois. C’est moins haut, c’est plus rapide, mais finalement, descendre une montagne, c’est pas moins crevant !
Et dire que certaines personnes dans les villages que nous avons traversés, font régulièrement ces marche ! On a d’ailleurs suivi pendant quelques centaines de mètres 2 dames qui descendaient par le même chemin que nous, elles avaient la tête chargée, mais elles allaient bien plus vite !
Nous avons traversé à nouveau le village au milieu de la montagne. Arrivés en bas c’éta it d’ailleurs très drôle car encore une fois, sur chaque terrasse les enfants chantaient la même chanson, mais cette fois, on pouvait avoir une vue globale de chaque maison d’où quelques petites têtes sortaient pour chanter en notre honneur.
Nous avons terminé notre descente tranquillement, rien n’a été à signaler pendant cette marche, mis à part le « ziiiiip…. Bouuum » de Caro sur un gros rocher. Plus de peur que de mal, heureusement !

Une fois au village de départ, nous avons repris la moto pour rentrer à Kpalimé en faisant un petit crochet par une « usine » de production d’une algue qui s’utilise comme complément alimentaire et qui s’appelle Spiraline. Malheureusement, la visite n’était pas des plus intéressantes.

Comme la veille, notre arrivée à Kpalimé a été une grande satisfaction, il nous restait quelques achats à faire (tissus, lampes), et nous pouvions quitter le Togo tranquillement ! Le lendemain, le Ghana nous accueillera une nouvelle fois, pour un long moment à priori puisque nous n’en sortirons pas avant noël.

Voilà pour aujourd’hui, le prochain poste sera le dernier de notre excursion, et vous verrez, il s’en est passé des choses !

On vous embrasse

Sylv et Caro.

samedi 28 juillet 2012

Kpalimé !!

Mercredi 18 juillet, nous emballons une nouvelle fois nos affaires. Il est l’heure de quitter Lomé et de rejoindre la prochaine et avant dernière étape du voyage : Kpalimé.
Cette petite ville togolaise se situe à environ 2h de route de Lomé, en direction du nord ouest et évidemment, pour nous y rendre, le trotro était la meilleure solution. Après l’habituel « ride » en taxi moto, pour aller à la station, nous voilà rapidement embarqués dans un trotro. Pour la première fois depuis que nous sommes partis, mon sac de voyage ne sera pas à mes côtés pour le trajet, mais sur le toit du véhicule, à côté des sacs de riz que les mamans rapportent à la maison. Il faut dire qu’on ne m’a pas trop donné le choix pour le mettre là-haut…
Les environs de kpalimé changent réellement de ce que nous avions pu voir jusqu’à présent. Les montagnes et forêts denses ont pris la place du paysage que nous voyions depuis notre départ : bord de mer et cocotiers. Le voyage a d’ailleurs été très agréable, Caro a eu l’occasion d’apprendre le langage des signes avec une vieille dame qui parlait autant le français que nous parlions l’ewe.
Kpalimé est réputée pour plusieurs raisons au Togo. Elle est appelé « la corbeille de fruit de Lomé » car c’est de cette zone que viennent la majorité des fruits et légumes vendus sur les marchés de la capitale. On connaît également cette région car c’est la plus montagneuse du Togo, et celle dans laquelle se trouve le plus haut mont du pays.
A notre arrivée, nous avons rapidement pu apprécier le calme et la tranquillité de cette petite ville, faut dire que Lomé, comme Accra, n’est pas vraiment de tout repos ! Sitôt nos affaires à l’hôtel nous sommes repartis en vadrouille d’abord pour manger dans un petite cabane où une grosse dame servait du riz et de la pâte de maïs (photo suivante), puis pour nous balader. Par contre, cette fois ci, nous étions accompagnés, car nos amis de Lomé nous avaient conseillé un guide que nous n’avons pas manqué d’appeler pour réserver les 2 jours ! Découvrir seuls aurait été beaucoup moins intéressant.



La première étape de cette après-midi a été le marché de kpalimé. Calme lui aussi pour cette journée. Nous avons profité de la présence d’un « connaisseur » pour poser tout un tas de questions sur les différents légumes qui occupaient les étals, la manière de les cuisiner, ou encore les épices. Selom, notre guide, a été super tout le long et a bien réussi à combler nos lacunes. Suite au petit tour en ville, nous sommes partis sur la première montagne que nous voulions voir : Le mont Klouto. Selom vient d’un petit village au milieu de cette montagne, et qui s’appelle Kouma Konda. C’est d’ici que vient l’association dont il fait partie, et une grande partie de la visite se situe d’ailleurs dans le village. La première partie de l’ascension de la montagne s’est faite en moto, Caro a d’ailleurs fait connaissance avec Paul, son chauffeur qui nous a accompagnés tout le long de notre séjour. A partir de l’entrée du village, nous nous sommes arrêtés et avons fini l’ascension à pied. Pendant ces 2h de marche pour rejoindre les hauteurs, c’est un festival d’explications en tout genre qui s’est donné à nous. Selom nous a présenté et montré un grand nombre de plantes et autres fleurs, nous expliquant leur utilité et leurs vertus médicinales. La visite était également très axée sur les pigments naturels, et autres « sève qui dessine »… Caro s’est vite retrouvée avec un palmier tatoué sur la peau et réalisé à base de sève d’un arbre et de charbon de bois. Et nous avons rapidement eu les lèvres oranges, colorées par une autre plante fameuse pour ses pigments naturels. Allez, vous avez l’autorisation de voir ça.











Pendant cette visite encore, toutes nos questions ont trouvé une réponse, et nous avons pu apprendre enfin certaines choses sur des plantes que nous voyons pourtant chaque jour dans le jardin. L’ascension s’est poursuivie, et alors que nos jambes devenaient lourdes, le sommet est apparu, et une fois le sommet atteint, le panorama a arrêté de se cacher. Devant nous s’étendait l’extrême ouest du Togo, et au loin, le Ghana. On pouvait même distinguer le lac Volta au fond. Regardez par vous même





Nous avons également rencontré quelques amis de Selom qui nous ont montré des insectes qu’ils avaient capturé dans la journée. Des photos viendront, dans un autre article… J’en garde sous la pédale.
Je ne sais pas si en nous voyant arriver en haut, le soleil a pris peur et a décidé de redescendre se coucher, ou si c’est simplement parce qu’on est arrivés au bon moment, mais en tout cas, nous avons eu le droit à la première partie du coucher de soleil vu du sommet, c’était pas dégueu, la preuve en image !







Nous sommes malheureusement descendus avant qu’il ne se couche vraiment car il fallait rentrer avant la nuit. Au point de départ, Paul nous attendait assis fièrement sur sa moto, mon chauffeur, par contre, n’avait pas pris la peine de revenir me chercher. Tant pis, les 25 minutes de route qui mènent à Kpalimé se feront à 3 sur la moto ! Le soleil est couché et j’avoue que pendant le trajet, il a fait plutôt frisquet, c’est pas trop désagréable comme sensation, surtout quand c’est pas très long !

Nous sommes arrivés à l’hôtel, fourbus, mais satisfait de notre après midi, et après le petit repas au restau (3 coupures d’électricité le temps du repas !!!), nous n’avons pas tardé à dormir, il fallait relaxer un peu nos jambes, le lendemain allait être encore plus physique !
Mais ça, on en parlera plus tard si vous le voulez bien, le clavier de mon ordi est fatigué.

A très bientôt

Sylv et Caro

vendredi 27 juillet 2012

Lomé J2

Il y a de cela quelques décennies, une apparition a eu lieu non loin de Lomé. Au beau milieu d'un lac, sur une barque, plusieurs personnes ont affirmé avoir vu la vierge apparaître.
Cette histoire est encore bien connue au Togo, les photos prises de l'apparition ont été, il paraît, authentifiées et quelques années plus tard, le saint père Jean Paul II s'est même rendu sur place au milieu du lac, puis dans le village à proximité pour marquer l'événement.
Bien loin de nous l'idée d'effectuer un pèlerinage dans ce coin, d'autant que nous n'étions pas au courant de toute l'histoire avant d'arriver dans le village en Question.

La nuit chez Ben s'est tout à fait bien passée, malgré, mais on a maintenant l'habitude, le fait que la famille se soit levée relativement tôt (6h) et que nous n'avons pas pu pousser notre nuit beaucoup plus loin. Après les préparatifs matinaux obligatoires, nous sommes partis, en compagnie de Ben, pour nous rendre à la station de taxis. Cette fois, c'est une voiture qui nous a conduits à notre destination finale : d'abord le Lac Togo, puis ensuite le village appelé Togoville (original n'est-ce pas?). Il y a tout de même 45 minutes de routes entre Lomé et le lac, c'était plus simple en moto.
Pendant le trajet en taxi, j'ai pu retrouver les position acrobatiques qui était les miennes à Bangui puisque comme en RCA, un taxi normal accueille 6 passagers (4 derrière et 2 devant) en plus du conducteur. Rassurez vous, quand les autres passagers ne sont pas énormes, ça rentre aisément... presque aisément en tout cas.

Les 45 minutes de routes sont passées vite, la route, qui mène jusqu'à Cotonou est plutôt bonne, et nous arrivons finalement au lac. Sur la berge, deux petites barques attendent les visiteurs. Il faut savoir qu'il est possible de se rendre à Togoville par la route, mais c'est beaucoup plus long qu'en traversant le lac. Après quelques minutes d'attente pour que la barque puisse accueillir un nombre correct de passagers, nous sommes les seuls touristes. Nous avons finalement levé la voile en direction de Togoville, qu'on pouvait distinguer au loin. Le lac est immense, on en voit difficilement le bout, d'autant qu'il se poursuit au loin derrière les terres. Nous avons bien regardé, mais malheureusement, pas d'apparition pour nous, par contre, on n'a pas eu besoin de chercher bien longtemps pour voir tous les filets de pêche installés sur le lac. Quelques photos du lac ? Bien entendu !!







Après la petite demi heure de navigation, la berge de Togoville nous ouvre les bras. Au bord de l'eau, un guide, qui fait partie de l'association de préservation de Togoville nous accueille pour nous montrer un peu le village, et en premier, l'église !! Evidemment ! Cette église était plutôt jolie, et avait la particularité de raconter sur différentes scènes peintes sur les murs, les aventures de « martyrs » ougandais, tués parce qu'ils s'était convertis au christianisme. Hors de l'église, une sorte de grand autel (je sais pas comment ça s'appelle, pardon) avec une fresque représentant l'apparition qui a eu lieu sur ces terres. Voyez par vous même.








Suite à ça nous déambulons dans le village pour découvrir différentes choses que le guide nous montre. Le village est très sympa, plutôt propre, et les gens tout à fait accueillants. Voilà les photos.


Le guide nous explique qu'environ la moitié de la population seulement est chrétienne, le reste étant plutôt animiste. Nous avons alors pu découvrir les différents fétiches qui protègent le village. Le « mâle » et la « femelle » qui sont les protecteurs de tout le village, ainsi que les quelques fétiches qui sont eux sensés protéger un quartier bien distinct. Photos !!








Il nous a été expliqué les différents sacrifices qui pouvaient se faire dans telle ou telle situations. Rassurez vous, il n'y aurait aucun sacrifice humain à déplorer, ou il a omis d'en parler... Le reste de la visite nous a permis de voir un petit mieux le village, la place du marché était malheureusement vide, car ce n'était pas le bon jour. Chose intéressante à propos de ce marché d'ailleurs, il fonctionne par le troc, et n'accepte apparemment pas d'argent... Si on propose quelques billets, je doute que les gens refusent vraiment, mais sur le principe, ça fonctionne ainsi. 
Nous avons terminé la visite en nous éloignant un petit peu du centre du village pour allez découvrir le « palais » qui ne ressemble pas vraiment au Louvre... C'est une sorte de grande concession, mais qui ne ressemble même pas à un seul bâtiment. Le seul vestige de passé « seigneurial » du lieu : un vieux canon transformé en... étendoir ! La photo est belle, et je trouve personnellement que le symbole est plutôt sympa !




Fin de la visite, nous traversons le lac en sens inverse (toujours pas de vierge sur le lac), et après un petit rafraîchissement, de mise après 2h de visite, nous reprenons un véhicule pour rejoindre la capitale.
L'après midi n'a pas été des plus actives, nous souhaitions rapidement manger un bout avant de quitter nos hôtes et de rejoindre nos hôtes suivants (compliqué hein?!), malheureusement, les frites ont mis quasiment 1h à venir sur notre table. Après avoir mangé, mais avec un lance-pierre, nous avons finalement rangé nos affaires et quitté la petite famille, heureux de notre expérience couchsurfing, et prêts à revivre ça la prochaine fois que nous partirons.

Armés de nos sacs, nous revoilà seuls à Lomé, sur des motos, en direction de la maison de l'Union Européenne. Une amie d'amis avec qui nous sommes en contact depuis mon arrivée au Ghana nous a proposé de passer notre deuxième nuit à Lomé chez elle. Nous la rejoignons puis nous rendons chez elles. Les conditions d'accueils sont carrément différentes de chez ben, et en entrant dans la maison, on se croirait en France ! La seule différence : un paon se ballade dans le jardin !
Nous mangeons ensemble le soir, un bon plat d'atchéké au menu, ça fait jamais de mal, puis nous couchons dans notre super maison 3 étoiles ! Les trois premiers jours n'étaient que l'apéro, dès demain, nous rentrons dans le vif du sujet !

De grosses bises !

Sylv et Caro

mercredi 25 juillet 2012

Voyage en terre francophone

Bonjour tout le monde !

Voilà un troisième article pour raconter la suite de nos aventures dans l’est du Ghana.

Après une nuit calme, bercée par le rythme de vagues sur les côtes ghanéennes, le moment est venu de faire nos valises et de quitter Ada Foah vers une autre destination, encore plus à l’est : Le Togo, et plus précisément sa capitale, Lomé.
J’ai beau, de mon côté, avoir passé quasiment 2 ans sur le sol africain, c’était la première fois que je passais une frontière africaine dans le simple but de faire du tourisme, c’était donc une grande première !
Je vous passe les détails du voyage, ils ne sont pas réellement croustillants. Sachez qu’il y a en gros 2 bonne heures de routes pour rejoindre Aflao, la ville ghanéenne à la frontière Togolaise. Le guide du routard en parle, je confirme, Aflao, c’est tout pourri, même pour y passer 5 minutes ! En témoigne notre arrivée dans une gare de trotro qui avait des allures de champ de boue, et les taxis moto qui arnaquent même quand ils font des courses de 100 mètres.

Après les démarches de rigueur pour passer une frontière, nous y voilà, le Togo nous ouvre ses portes ! C’est dingue comme en quelques mètre, le temps de passer une barrière imaginaire, les choses changent ! même si l’Ewe, parlé également à Ada est largement connu ici, l’autre langue utilisée est le français ! Et l’accent m’a rappelé quelques petits souvenirs, mes expressions centrafricaines me sont d’ailleurs vite revenues dans la bouche. Les infrastructures, et en particulier les routes, sont dans un sale état, un bon témoin de la différence de développement entre le Ghana et son voisin. Le fort orage qui a frappé la région l’avant veille de notre arrivée n’arrangeait pas vraiment les choses. La dernière différence, et non des moindres, concerne le moyen de déplacement. Ici, les trotros sont rares et utilisés seulement pour faire de grandes distances. Les taxis voitures sont quasiment inexistants, en revanche, et ce n’est pas le cas au Ghana, la moto est bien le moyen de transport le plus utile ! Et des hordes de deux roues rutilants se précipitent sur les routes, prêtes à tout pour dépasser les voitures qui les ennuient et les trous qui se creusent sur la route. Evidemment, alors qu’en France, il est obligatoire, le port de casque semble quasiment prohibé, par contre, les couvre chefs (bandeaux, bérets, casquettes) sont vachement nombreux ! Protègent ils ?

Lors de ce voyage, nous avions décidé de pousser l’aventure jusqu’au bout en n’allant pas à l’hôtel. Depuis un bon moment, il nous prenait l’envie d’essayer un nouveau type d’hébergement : le Couchsurfing, et nous avions trouvé un hôte appelé Adoté Ben désireux de nous recevoir.

Lomé est en fait une ville frontalière avec le Ghana, et depuis la frontière, il n’a pas été difficile d’enfourcher deux taxis moto pour nous rendre à Noukafou, le quartier de Ben, endroit pour une nouvelle nuit.
Nous nous sommes retrouvés à l’endroit convenu, et il a pu rapidement nous montrer notre lieu de couchage pour la soirée : la maison familiale, ou ce qu’on appelle dans le « jargon » africain, la concession. Loin de moi l’idée de faire un cours sur le fonctionnement familial africain, ça serait trop long, et j’y comprends moi même pas grand chose, sachez pour résumer que la maison, ou plutôt l’ensemble de petites maisons rassemblées autour d’une cour (et d’un puit) sont habités par plusieurs membres de la famille. Et à notre arrivée, nous avons rapidement pu saluer les oncles, belles sœurs, cousins, ou encore frangins et frangines de Ben. Voyez quelques photos.






Notre chambre sera celle de Ben, qui nous la laisse volontiers pour dormir ailleurs. C’est loin d’être luxueux, mais c’est loin d’être insalubre ! Une grande pièce équipée d’un lit double occupe la chambre peinte en bleu. Les murs sont un peu abîmés, mais après tout, on s’en fout non ? On est pas là pour dormir !
D’ailleurs, ne nous couchons pas ! Il est 13h et nous avons plein de choses à faire. Ben nous propose de nous accompagner sur notre activité de l’après midi : le marché des féticheurs.
Le marché des féticheurs, comme son nom l’indique, et une grande place, plus ou moins divisée en deux partie :
Les « cabinets » de féticheurs, où ils reçoivent leurs clients pour diverses raisons. De l’autre côté se trouve des étals où se vendent les articles demandés par les féticheurs pour soigner les maux. Pour expliquer plus simplement, si vous souhaitez consulter un féticheur, vous allez le voir, lui expliquez votre problème, il vous rédige un genre « d’ordonnance », vous vous rendez au petit marché pour acheter les articles, puis revenez le voir pour le soin !
La visite n’est pas très très longue, et pour être franc, elle n’est pas réellement intéressante non plus, surtout vu le prix qu’elle coûte ! Le marché est sympa à découvrir mais réservé à ceux qui ont le cœur bien accroché ! Sur des dizaines de mètres se succèdent les corps ou des parties du corps de dizaines d’animaux. Entre autre des crânes de chevaux, des têtes de hyènes, des pattes d’éléphants, des hiboux, des serpents… Voyez les photos.








C’est vrai que c’est un peu glauque, et pour être tout à fait honnête, ça pue un peu la mort là-dedans. J’ai juste connu une grande satisfaction quand j’y ai vu plein de corbeaux ! Les mêmes que ceux qui me réveillent quasiment chaque matin à la maison.

Suite à cette visite, il était encore le début d’après midi, et nous avons profité de notre temps libre pour faire mieux connaissance avec Ben et manger un bout (tiens, je vous l’ai pas présenté, voilà sa photo)




L’assiette d’Atchéké (spécialité ivoirienne) nous a fait vachement de bien ! Par contre, les espèces de soda « Youki » laissent un peu à désirer, surtout que les bouteilles font 60cl !
Ben nous a ensuite proposé d’aller voir une répétition de danses traditionnelles, et évidemment on ne s’est pas fait prier ! Une fois encore, des motos nous embarquent dans les rues de Lomé, sans que nous sachions vraiment où nous allions. Une fois arrivés, un ami de Ben est venu à notre rencontre pour nous emmener chez des gens, des amis à lui.
La concession ressemblait vaguement à celle de Ben, mais elle était tout de même moins vaste.
Comme il est de coutume en Afrique francophone, nous avons été accueillis comme des rois ! Après s’être vus offrir un verre d’alcool traditionnel (sorte de liqueur de palme) nous nous sommes vites retrouvés avec une table et un plat de boule de maïs accompagné de crabes et de sauce Gombo. Bon appétit ! Il était 17h !
Pendant ce temps, autour de nous, c’était l’effervescence. Dans la cour, les percussions se mettaient doucement en place. dans les coins, les enfants de la famille se cachaient pour nous observer tranquillement, pendant que les dames de la maison terminaient de préparer le repas, ou de s’occuper des enfants. D’ailleurs, elles n’ont pas été les seules à s’occuper des enfants, photo !!








Après une petite attente, le spectacle commence ! Les percussions se mettent à résonner, et les danseurs se déchaînent. Ils sont 4, 1 femme et 3 hommes. Ils dansent parfois tous en même temps, et se succèdent de temps en temps au rythme effréné des percussions. Derrière, au fond de la cour, les enfants, tombés dans la marmite « danse traditionnelle » depuis leur naissance, imitent leurs aînés. De temps en temps, ils empiètent sur la piste de danse, se font rappeler à l’ordre, se prennent une calbotte, puis s’écartent et se remettent à danser.
La répétition a duré environ 1h, pour notre plus grand plaisir car le spectacle était de qualité ! Et les danseurs, sous 30 degrés et 80% d’humidité, nous prouvent bien qu’ils sont en pleine forme physique !

Après la photo de groupe qui suivra, nous voilà repartis dans les rues de Lomé. Il est 19h, rentrons un peu chez Ben pour nous reposer. Là encore, après avoir passé 10 minutes dans la chambre, la petite bande des cousines et tantes nous a proposé de nous joindre à elles pour papoter. C’était un moment très agréable ! Ben a l’habitude de recevoir du monde, et sa famille est tout à fait à l’aise avec la présence d’étrangers dans sa demeure.
Après quelques heures passées avec elles (durant lesquelles notre hôte couchsurfing a disparu…) nous sommes allés boire un dernier verre avant de rejoindre notre chambre, prêts à passer la nuit, sans savoir encore si elle serait bonne.




On vous embrasse, la suite des aventures sera pour vendredi !

Sylv et Caro