Bonjour à tous !
Après quelques appels en France, j'ai pu comprendre que le bruit courait dans les chaumières familiales comme quoi j'avais des soucis de santé.
Je profite d'un petit moment pour expliquer, et surtout rassurer ! Cet article me permettra aussi d'expliquer quelques petits trucs qui ne valent pas la peine que je leur dédie un article, mais qui sont tout même intéressantes !
Alors pour commencer, parlons des fameux « problèmes de santé » comme vous le dites. Rassurez vous, ça va !! Je suis sur pied, je bosse comme un malade en ce moment (la semaine de la francophonie vient de se terminer...) et je tiens le rythme. J'ai eu (et j'ai encore) effectivement quelques petits problèmes, qui sont plus de l'ordre de « pépin de santé » que de réels problèmes.
Explication.
J'avais terminé mon dernier article sur notre voyage à Cape Coast en vous disant qu'il m'était arrivé un sacré petit truc ! En résumant les choses, Un gros bouton rouge m'est poussé sur l'épaule (à peu près à la jonction entre l'épaule et le biceps) jusre avant que nous partions en vadrouille. Au départ, ça ressemblait quand même vachement à un début de bouton d'acnée (eh oui, 26 ans et toujours un ado!) mais au bout déjà d'une journée, un petit point blanc et noir commençait à poindre sous la peau au milieu du bouton. Encore peu d'inquiétude à ce niveau là, un moche bouton d'acnée me suis-je dit. C'est le lendemain (le samedi, jour de la visite de Kakum pour être précis) que j'ai commencé à le surveiller de plus près (et Caro m'a bien aidé d'ailleurs) car la zone rouge autour du bouton commençait à s'étendre, et je commençais, non pas à avoir mal, mais à le sentir...
A ce moment là (C'était la fin du 3ème jour depuis la « poussée ») j'ai commencé à me demander s'il se pouvait que ça soit autre chose qu'un bouton. Ma première expérience en RCA m'a bien aidé sur le coup car ma coloc de l'époque avait eu un sale bouton sur le coude qui s'était avéré être en fait une larve de mouche (une fois chez le médecin). A cette époque c'est même moi, qui en auscultant de plus prêt, lui avait conseillé d'aller chez le médecin... J'avais donc déjà vu le phénomène, et je sais que ce genre de chose peut exister sous climat tropical...
J'ai par conséquent tout de suite pensé à ça, en connaissant l'astuce ! Si jamais ce genre de chose arrive, il faut appliquer une crème grasse (vaseline) qui étouffe la larve, la fait donc mourir, et le corps peut ensuite l'expulser sans problème... Seulement, dans un hôtel en pleine campagne ghanéenne, la vaseline, c'est pas simple à trouver... Caro m'a conseillé d'appliquer une autre crème « pour voir ». Finalement cette idée a bien arrangé les choses car effectivement, une fois la crème appliquée, une minusculte bulle d'air se gonflait et se dégonflait... ce qui voulait dire que c'était effectivement ça, mais que la crème ne l'étouffait pas entièrement et qu'il faudrait attendre le lendemain (jour de notre retour) pour faire mieux.
Nous avons donc passé la journée du lendemain en sachant tout à fait que j'avais une larve de mouche dans le bras, et que le soir, il faudrait que je me fasse charcuter ! Heureusement, le fort d'esclave fait dédramatiser. En tout cas, cette journée, les choses ont quelque peu empiré puisque une douleur (genre brulure) apparaissait à intervalles régulier, et à chaque fois que ça faisait mal, le bouton suintait un peu...
Bref, on ne va pas rentrer plus dans les détails, en tout cas, à notre arrivée à Kumasi, un scalpel et un pince à épilée ont été les premiers trucs que nous avons sortis. Après une petite incision, nous avons retiré la bestiole (un tout petit asticot moitié blanc, moitié noir) et bien désinfecté... Depuis, j'ai encore une toute petit cicatrice, comme un bouton d'acnée en fin de vie...
Voilà l'histoire, je suis vraiment désolé si vous êtes sur le point de vous mettre à table, ou que vous êtes peut être en train de manger, c'est un peu dégueu... en tout cas, j'ai conclu 2 trucs de cette aventure :
Une copine infirmière, c'est génial !
Contrairement à la grande majorité des hommes sur cette planète, j'ai vécu une grossesse !! Et ça, c'est quand même pas rien !
Voilà pour l'aventure, concernant les autres petits soucis de santé, ce n'est absolument rien, une petite chute au basket par ci, un petit coupage par là... comme on bosse beaucoup, on est un peu fatigués (Marie et moi), et on a tendance à faire les petites choses comme couper un légume avec moins d'adresse ou attraper la résistance du four au lieu d'attraper le plat (ça c'est pas moi!)
Je suppose en tout cas que si vous avez entendu dire que j'avais quelques petits pépins de santé, vous avez tout de suite pensé à l'intestin.
Pour l'instant, je vous remercie, mais ça va !! Dire que ça va très bien pourrait être un peu exagéré tout de même... Mes collègues ont tous eu quelques problèmes, pour l'instant en tout cas je touche du bois !
Quoiqu'il en soit, la nourriture reste potentiellement explosive, elle est très épicée, et ça n'arrange pas les choses non plus... De toute manière, je mange de plus en plus à la maison... Le riz frit commence à me fatiguer.
C'est au sujet de l'eau que je voulais vous apprendre un petit truc. L'eau courante n'est pas potable, ça c'est pas nouveau, mais ici, au lieu de fonctionner à la bouteille ou aux gros bidons de 5 litres, ils fonctionnent par petits sachets de 50cl. On en trouve de partout (les vendeuses dans la rue, les marchés, les cités U) et c'est quand même vachement pratique !! Déjà parce que ça nous permet de savoir si on a assez bu ou pas (je bois environ 2 litres par jour) et puis, au moins, quand on commence un sachet, la majorité du temps, il nous encombre, et on s'oblige donc à le finir !!!
Ces petits sachets s'achètent à l'unité, mais on peut également les trouver par packs de 30. C'est notre réserve d'eau à la maison, et nous ne buvons (de l'eau of course!) que par ce moyen. Un gros pack est un peu chiant à porter en rentrant à la maison, mais ça sert quand même bien !
Voilà, c'était la petite info que je voulais vous donner, parce que boire au robinet est une chose tellement simple en France qu'on oublie qu'ailleurs, ça fonctionne différemment !
C'est tout pour cet article ! La semaine prochaine, je pars en mission à Cape Coast pour toute la semaine, selon mes occupations dans la soirée, je pourrais peut être poster un nouvel article … J'attends les photos de la francophonie pour vous faire un panorama de ce qui a été proposé également.
En tout cas je vous fait de grosses bises, et à très bientôt !
Sylv
samedi 24 mars 2012
samedi 17 mars 2012
Excursion du mois de mars number 2!
Bonjour à tous !
Il paraît que quand on a de la visite, on pose quelques petites journées de congé et on en profite pour découvrir son pays hôte !
Le Ghana (contrairement à la Centrafrique), possède assez de moyen de transport ET de choses à voir pour qu'il vaille le coup de faire un petit tour du pays.
Notre programme était donc de partir en bus tout droit vers le sud du pays, en direction de Cape Coast et de visiter quelques points d'intérêts qui se trouvaient dans le coin, au bord de la mer, ou un peu plus dans les terres. Nous avions décidé d'une position stratégique pour passer nos nuits, et avons donc choisi un hôtel assez touristique à Hans Cottage Junction, à une 15aine de bornes de Cape Coast.
C'est également un petit lieu touristique puisque c'est assez réputé pour ses... crocodiles ! On a d'ailleurs mangé à quelques mètres d'un d'entre eux (nous étions en étage) chaque soir.
C'est le samedi matin que notre voyage a réellement commencé puisque nous avons pris un trotro (on n'a d'ailleurs pris quasiment que le trotro pendant ce séjour) en direction de Kakum National Park, un parc naturel à quelques kilomètres de l'hôtel. Kakum est un endroit bien connu des touristes pour son petit parcours de ponts suspendus, et ses oiseaux... Il est malheureusement difficile d'y voir d'autres animaux, surtout en pleine journée... J'ai donc combattu mon vertige pour aller me percher sur des ponts suspendus à 30m du sol, mais ça valait tout de même le coup ! En voilà quelques photos.
Après ce petit tour en l'air, nous sommes descendus pour voir ce qu'il se passait en dessous de nous, dans une petite marche d'environ 1h avec un guide. La visite était d'ailleurs plus intéressante que les ponts... Nous avons découvert quelques arbres sympas : arbre à coton giiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiigantesque, ébène, arbre qui marche (oui oui, ça existe ! Mais c'est vachement pas rapide!) et encore quelques écorces mangées il y a peu par des singes. Le guide nous a expliqué quelques vertus pharmaceutiques de ces arbres, nous avons donc découvert : l'arbre qui constipe, l'arbre qui soigne la typhoide, l'arbre qui file la diarrhée et encore quelques légendes... C'était en tout cas tout à fait intéressant ! Voici quelques photos de ces fameux arbres désolé, elles sont pas vraiment nettes pour la plupart, et je vous prie de m'excuser, je n'ai pas retenu les noms...
Après cette visite (je pensais passer la journée à Kakum...) nous avons quitté le parc, pile au bon moment car des cars entiers de touristes étaient en train d'arrivée ! Donc pour ceux qui font un jour Kakum parc, si c'est un samedi, allez-y tôt !! Nous avons poussé un petit peu le long de la côté en direction de l'ouest pour nous rendre (en trotro toujours) à Elmina. Un petit village connu surtout pour son fort et son port. Vous le savez sûrement, mais le Ghana était une place forte pour l'exportation de l'or tout d'abord, mais également pour les esclaves, et la côte ghanéenne entre Accra et Abidjan est bondée de ces forts, qui sont désormais des lieux touristiques.
La route entre Cape Coast et Elmina est tout simplement incroyable, car elle longe la mer ! Ce petit bout du littoral ghanéen est en tout cas vachement joli avec l'océan déchainé (y a plus de vagues qu'à Palavas), la plage, et entre la plage et la route, un grande bande de palmier d'environ 50m de large. C'était la première fois que je voyais une plage tropicale, je suis en tout cas pas déçu du voyage ! De toute manière, ça se passe de commentaires, voilà quelques photos !
Nous sommes arrivés au château d'Elmina après une vingtaine de minutes de route. Le fort (qui est le plus vieux de toute l'Afrique de l'Ouest) est en assez bonne état car rénové depuis peu. Il se dresse légèrement en surplomb de la mer.
La visite du fort était assez intéressante évidemment, nous avons appris surtout que ce bâtiment a eu plusieurs rôles (exportation d'or, bâtiments administratifs, exportation d'esclaves) mais la visite est en majorité tournée vers l'esclavage. Nous avons donc pu découvrir dans le lieu même les différentes horreurs que ces gens ont vécu il y a de cela quelques siècles à peine. Nous avons donc visité les différents « dungeons » et quelques cellules en bas dans lesquelles étaient entassés les esclaves, souvent jusqu'à ce que mort s'ensuive. La fameuse porte du nom retour, qui porte évidemment ce nom puisque c'est celle qu'empruntaient les esclaves pour embarquer en direction de l'Amérique (photos) et encore les salles de stockages. D'ailleurs, les photos vous donneront peut être une petite idée.
Nous sommes ensuite montés à l'étage pour découvrir les appartement du gouverneur et des différents chefs qui se sont succédés à Elmina, Vous imaginez que l'ambiance n'est d'un coup plus du tout la même et malgré les vieux canons postés sur les murailles en direction de la mer, on oublie quelque peu qu'on visite un bâtiment aussi grave qu'un fort d'esclave, et la visite devient beaucoup plus agréables. On se permet de prendre des poses et quelques photos du paysage, car étant donné que le fort est en surplomb, au 2ème étage, on a une très jolie vue sur la mer et les bâteaux en construction d'un côté, et sur la ville de l'autre. Ce côté là du paysage est vraiment joli car Elmina est également connu pour son port. Allez j'en dis pas plus, et jugez pas vous même !
s
Nous voilà sortis du fort en direction du port justement, pour y faire un tour avant de rentrer à l'hôtel. Malheureusement, nous nous sommes vite rendu compte que le port était touristique de l'extérieur, car de l'intérieur, on ne se sent pas réellement à l'aise, et une petite intuition nous a poussés à rebrousser chemin rapidement. Après un petit verre pour se rafraichir un peu nous avons repris le trotro (spéciale dédicace à la maman qui s'est bien foutue de notre gueule quand on lui a dit qu'on voulait faire Elmine-Cape Coast en trotro) pour nous reposer à l'hôtel. Il était 17h, parfait pour profiter du cadre agréable de l'hôtel, et se préparer pour le lendemain. Et la visite de Cape Coast et son fort.
Le lendemain, nous somme partis assez tôt en direction de Cape Coast. Nous avions de toute manière le temps puisque le bus STC sensé nous ramener à Kumasi ne partait pas avant 15h. Nous sommes arrivés parmi les premiers au fort, et avons quasiment tout de suite (on est en Afrique, n'oublions pas) enchaîné sur la visite.
Le fort de Cape Coast est également un des plus importants d'Afrique de l'Ouest mais il a un petit truc en moins qu'Elmina qui est vraiment le plus beau. Il est aussi connu parce que le couple Obama en a fait la visite il y a peu. Je me garde de vous raconter la visite du fort car elle est très sensiblement la même que la visite d'Elmina... Des cellules, des dungeons, une porte du non retour, les appartements du boss, et une jolie vue sur la mer.
Suite à cette visite, il nous restait encore un certain temps à attendre (environ 4h), et nous avons donc décidé de tenter le tout pour le tout en essayant de trouver un trotro susceptible de partir plus tôt. Bingo ! En une heure nous étions à bord, tout au fond avec notre bardas et nos roulés à la saucisse comme déjeuner, et 3h plus tard, nous étions à Kumasi, un peu fatigués physiquement... et mentalement par les frayeur que nous a faites notre chauffeur. Mais ceci viendra dans un autre article.
C'est tout pour cette fois, je vous ai fait un peu attendre, je m'en excuse, mais la semaine de la francophonie approche et j'ai pas mal à faire. Et puis, pour les amateurs de photos dans les articles, il faut avouer que dans celui-ci, vous êtes particulièrement gâtés !
Sur ce je vous embrasse, j'en ai pas encore fini avec ce week-end, la plupart d'entre vous le sait déjà mais il m'est arrivé une drôle d'aventure ce week-end.
A plus !
Il paraît que quand on a de la visite, on pose quelques petites journées de congé et on en profite pour découvrir son pays hôte !
Le Ghana (contrairement à la Centrafrique), possède assez de moyen de transport ET de choses à voir pour qu'il vaille le coup de faire un petit tour du pays.
Notre programme était donc de partir en bus tout droit vers le sud du pays, en direction de Cape Coast et de visiter quelques points d'intérêts qui se trouvaient dans le coin, au bord de la mer, ou un peu plus dans les terres. Nous avions décidé d'une position stratégique pour passer nos nuits, et avons donc choisi un hôtel assez touristique à Hans Cottage Junction, à une 15aine de bornes de Cape Coast.
C'est également un petit lieu touristique puisque c'est assez réputé pour ses... crocodiles ! On a d'ailleurs mangé à quelques mètres d'un d'entre eux (nous étions en étage) chaque soir.
C'est le samedi matin que notre voyage a réellement commencé puisque nous avons pris un trotro (on n'a d'ailleurs pris quasiment que le trotro pendant ce séjour) en direction de Kakum National Park, un parc naturel à quelques kilomètres de l'hôtel. Kakum est un endroit bien connu des touristes pour son petit parcours de ponts suspendus, et ses oiseaux... Il est malheureusement difficile d'y voir d'autres animaux, surtout en pleine journée... J'ai donc combattu mon vertige pour aller me percher sur des ponts suspendus à 30m du sol, mais ça valait tout de même le coup ! En voilà quelques photos.
Après ce petit tour en l'air, nous sommes descendus pour voir ce qu'il se passait en dessous de nous, dans une petite marche d'environ 1h avec un guide. La visite était d'ailleurs plus intéressante que les ponts... Nous avons découvert quelques arbres sympas : arbre à coton giiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiigantesque, ébène, arbre qui marche (oui oui, ça existe ! Mais c'est vachement pas rapide!) et encore quelques écorces mangées il y a peu par des singes. Le guide nous a expliqué quelques vertus pharmaceutiques de ces arbres, nous avons donc découvert : l'arbre qui constipe, l'arbre qui soigne la typhoide, l'arbre qui file la diarrhée et encore quelques légendes... C'était en tout cas tout à fait intéressant ! Voici quelques photos de ces fameux arbres désolé, elles sont pas vraiment nettes pour la plupart, et je vous prie de m'excuser, je n'ai pas retenu les noms...
Après cette visite (je pensais passer la journée à Kakum...) nous avons quitté le parc, pile au bon moment car des cars entiers de touristes étaient en train d'arrivée ! Donc pour ceux qui font un jour Kakum parc, si c'est un samedi, allez-y tôt !! Nous avons poussé un petit peu le long de la côté en direction de l'ouest pour nous rendre (en trotro toujours) à Elmina. Un petit village connu surtout pour son fort et son port. Vous le savez sûrement, mais le Ghana était une place forte pour l'exportation de l'or tout d'abord, mais également pour les esclaves, et la côte ghanéenne entre Accra et Abidjan est bondée de ces forts, qui sont désormais des lieux touristiques.
La route entre Cape Coast et Elmina est tout simplement incroyable, car elle longe la mer ! Ce petit bout du littoral ghanéen est en tout cas vachement joli avec l'océan déchainé (y a plus de vagues qu'à Palavas), la plage, et entre la plage et la route, un grande bande de palmier d'environ 50m de large. C'était la première fois que je voyais une plage tropicale, je suis en tout cas pas déçu du voyage ! De toute manière, ça se passe de commentaires, voilà quelques photos !
Nous sommes arrivés au château d'Elmina après une vingtaine de minutes de route. Le fort (qui est le plus vieux de toute l'Afrique de l'Ouest) est en assez bonne état car rénové depuis peu. Il se dresse légèrement en surplomb de la mer.
La visite du fort était assez intéressante évidemment, nous avons appris surtout que ce bâtiment a eu plusieurs rôles (exportation d'or, bâtiments administratifs, exportation d'esclaves) mais la visite est en majorité tournée vers l'esclavage. Nous avons donc pu découvrir dans le lieu même les différentes horreurs que ces gens ont vécu il y a de cela quelques siècles à peine. Nous avons donc visité les différents « dungeons » et quelques cellules en bas dans lesquelles étaient entassés les esclaves, souvent jusqu'à ce que mort s'ensuive. La fameuse porte du nom retour, qui porte évidemment ce nom puisque c'est celle qu'empruntaient les esclaves pour embarquer en direction de l'Amérique (photos) et encore les salles de stockages. D'ailleurs, les photos vous donneront peut être une petite idée.
Nous sommes ensuite montés à l'étage pour découvrir les appartement du gouverneur et des différents chefs qui se sont succédés à Elmina, Vous imaginez que l'ambiance n'est d'un coup plus du tout la même et malgré les vieux canons postés sur les murailles en direction de la mer, on oublie quelque peu qu'on visite un bâtiment aussi grave qu'un fort d'esclave, et la visite devient beaucoup plus agréables. On se permet de prendre des poses et quelques photos du paysage, car étant donné que le fort est en surplomb, au 2ème étage, on a une très jolie vue sur la mer et les bâteaux en construction d'un côté, et sur la ville de l'autre. Ce côté là du paysage est vraiment joli car Elmina est également connu pour son port. Allez j'en dis pas plus, et jugez pas vous même !
s
Nous voilà sortis du fort en direction du port justement, pour y faire un tour avant de rentrer à l'hôtel. Malheureusement, nous nous sommes vite rendu compte que le port était touristique de l'extérieur, car de l'intérieur, on ne se sent pas réellement à l'aise, et une petite intuition nous a poussés à rebrousser chemin rapidement. Après un petit verre pour se rafraichir un peu nous avons repris le trotro (spéciale dédicace à la maman qui s'est bien foutue de notre gueule quand on lui a dit qu'on voulait faire Elmine-Cape Coast en trotro) pour nous reposer à l'hôtel. Il était 17h, parfait pour profiter du cadre agréable de l'hôtel, et se préparer pour le lendemain. Et la visite de Cape Coast et son fort.
Le lendemain, nous somme partis assez tôt en direction de Cape Coast. Nous avions de toute manière le temps puisque le bus STC sensé nous ramener à Kumasi ne partait pas avant 15h. Nous sommes arrivés parmi les premiers au fort, et avons quasiment tout de suite (on est en Afrique, n'oublions pas) enchaîné sur la visite.
Le fort de Cape Coast est également un des plus importants d'Afrique de l'Ouest mais il a un petit truc en moins qu'Elmina qui est vraiment le plus beau. Il est aussi connu parce que le couple Obama en a fait la visite il y a peu. Je me garde de vous raconter la visite du fort car elle est très sensiblement la même que la visite d'Elmina... Des cellules, des dungeons, une porte du non retour, les appartements du boss, et une jolie vue sur la mer.
Suite à cette visite, il nous restait encore un certain temps à attendre (environ 4h), et nous avons donc décidé de tenter le tout pour le tout en essayant de trouver un trotro susceptible de partir plus tôt. Bingo ! En une heure nous étions à bord, tout au fond avec notre bardas et nos roulés à la saucisse comme déjeuner, et 3h plus tard, nous étions à Kumasi, un peu fatigués physiquement... et mentalement par les frayeur que nous a faites notre chauffeur. Mais ceci viendra dans un autre article.
C'est tout pour cette fois, je vous ai fait un peu attendre, je m'en excuse, mais la semaine de la francophonie approche et j'ai pas mal à faire. Et puis, pour les amateurs de photos dans les articles, il faut avouer que dans celui-ci, vous êtes particulièrement gâtés !
Sur ce je vous embrasse, j'en ai pas encore fini avec ce week-end, la plupart d'entre vous le sait déjà mais il m'est arrivé une drôle d'aventure ce week-end.
A plus !
mardi 6 mars 2012
Excursion du mois de mars number 1
Le Ghana est connu pour plusieurs choses : Kofi Annan (ça vous ne le saviez pas, j'en reparlerai), son équipe de foot et ses exportations de cacao. Mais au sein du continent africain, il y a un autre produit qui fait sa notoriété : son tissu « Kente » (prononcer « kenté »)
J'ai décidé de profiter de la présence de Caro (encore !!!!) pour organiser une petite expédition dans un village voisin de kumasi et réputé pour son kente justement. Bonwire (prononcer « bonwiré ») est en fait une petite ville de tisserands, où, bien entendu, le tissu vaut mieux qu'un simple pagne acheté au marché de Kumasi.
N'ayant pas de voiture, nous sommes évidemment obligés de nous déplacer en transports en commun (trotros) ce qui peut parfois rendre les choses un petit peu plus difficile, ou les trajets un peu moins direct.
Kwasi, mon collègue, nous avait conseillé de nous rendre à la gare routière du quartier « Dr Mensah » où nous pourrions trouver un véhicule pour nous rendre dans ce fameux village.
10h30, c'est le départ !! petite marche jusqu'à tech junction (à côté de la fac) pour attraper un taxi direction Dr Mensah. Je commence à m'y habituer, mais hier, il y avait quand même un monde fou sur les routes, et étant donné que le code de la route est utilisé pour caler les meubles, quand y a du monde, ben ça bouchonne, et quand on roule, ben on a peur. Après 45 minutes de route, nous voilà enfin à Dr Mensah (toujours dans Kumasi, vous suivez?) pour enfin prendre le trotro. Et là, comme d'habitude lorsqu'on arpente les chemins d'une gare routière, la concentration est une valeur importante. Pourquoi ? Eviter les trotros, répondre aux gens qui nous hèlent, et trouver le bon véhicule sont des tâches pas simples à réaliser en simultané. Bref, après quelques minutes de marche, un gentil chauffeur nous conduit au fameux véhicule qui nous emmenera à Bonwire. Ce trotro ressemblait à tous les autres sur la forme (vieux, poussiéreux et un peu précaire sur le confort) sauf qu'il était 2 fois plus grand que les trotros du centre ville. Nous sommes donc montés à bord et avons attendu qu'il se remplisse... d'environ 25 personnes. C'était un petit peu serré, d'autant plus que vous savez que j'ai des grandes jambes, et que l'écart entre les sièges ne me permettait même pas de m'asseoir droit, « espérons qu'on n'en ait pas pour 2h de route me suis-je alors dit ».
le véhicule s'est rempli en quelques minutes. J'étais assis entre Caro et un vieux monsieur d'au moins 180 ans (il lui restait 2 dents...) qui avait la bras gauche en écharpe et qui m'a bien fait comprendre que je devais faire attention de ne pas le bousculer pendant le trajet.
Trotro plein = départ ! En avant toutes ! Enfin, en avant est un grand mot ! Poussons un coup le minibus qui nous empêche de sortir et parcourons 50 mètres. Puis arrêtons nous et engueulons le chauffeur qui vient à contre sens mais qui se trouve malheureusement sur notre voie. Ces petites pauses nous ont tout de même permis de faire des provisions en eau pour le trajet, on ne sait jamais...
Après un dizaine de minutes pour sortir de la gare routière (oui quand même...), voilà notre trotro intergalactique en train de flotter sur les routes de kumasi, plus rien ne peut nous arrêter ! Nous quittons rapidement la ville et voilà la campagne ghanéenne dont l'asphalte me rappelle sacrément la campagne centrafricaine ! De trotro intergalactique, notre moyen de locomotion se transforme rapidement en trotro boiteux et grinçant, qui a au moins 180 ans. Mais tout se passe comme à l'accoutumée, Un bébé dans la rangée de devant nous dévisage la bouche ouverte depuis le départ, les gens papotent et sortent lorsque l'on atteint leur destination. C'est au bout d'environ 45 minutes que tout à basculé ! Le chauffeur nous arrête pour déposer quelques passagers et... plus rien. Enfin, si, quand même, le moteur tourne, les roues sont encore là, mais c'est le levier de vitesse qui craint ! Impossible de redémarrer, le point mort reste enclenché, et même lorsque le chauffeur s'y met avec 2 mains, rien n'y fait. Après quelques minutes à attendre que ça s'arrange, et après que le chauffeur soit passé sous le véhicule pour voir ce qu'il s'y passe, le verdict est clair : nous devons descendre du véhicule. Aie ! Il a fallu que nous nous mettions à plusieurs pour faire faire demi-tour au trotro (on était en montée) afin qu'il puisse descendre et passer la vitesse en marche. Youhou !!! Ca fonctionne ! Remontons tous dans notre vaisseau intergalactique sans levier de vitesse et repartons ! Je pense qu'à ce moment là, nous avons à peu près tous pensé la même chose : « faites qu'il n 'ait pas besoin de s'arrêter avant notre station! ». Ca n'a pas été le cas, puisque même pas 200 mètre après avoir redémarré, une passagère (un petit peu feignante nous supposons) a demandé de descendre. Elle serait certainement arrivée plus vite chez elle si elle avait marché lorsque nous sommes tous descendus, mais elle s'est contentée d'attendre avec nous. Fort heureusement, nous n'avons pas été les seuls choqués et les commentaires ont fusé quand elle est descendue. Au cours du chemin, notre trotro a plusieurs fois fait des siennes mais notre chauffeur a su enclencher les vitesses. Nous sommes finalement arrivés à Bonwire sur les coups d'une heure de l'après-midi.
Après une petite assiete de riz frit (fried rice) et une boisson à Unity bar ( tout est unity au Ghana), nous voilà partis à la recherche du fameux Kente.
On nous avait prévenus et nous l'avons vérifié, le village est peu animé le samedi et très peu d'échopes étaient ouvertes. Mais nous avons quand même réussi à trouver un jeune homme qui nous a fait faire le tour des magasins familiaux. Après avoir vu des tissus de tous motifs et de toutes les couleurs nous avons tout de même trouvé quelques articles intéressants (photos). Mais les tissus kente sont très chers donc nous nous sommes donc contentés d'acheter des écharpes pour nous la péter en France.
Une fois cette mission accomplie, nous voilà repartis direction Kumasi. Alors que nous nous apprêtions à suivre le même itinéraire qu'à l'aller (donc deux heures de route), notre « guide » d'un jour nous a conseillé une autre route : taxi collectif de Bonwire à Ejisu, puis trotro de Ejisu à Tech Junction (la maison). Le trajet du retour nous a pris quarante minutes... et en plus il a coûté moins cher!
Voilà, nous faisons donc parti de la très fermée « Kente family » et malheureusement vous n'êtes pas assez « hype » pour en faire partie. Cet article s'arrête donc là.
De gros bisous à tout le monde et pour la deuxième fois de l'année bienvenue aux visiteurs ponctuels de l'entourage carolinesque.
Sylv et Caro
Nos futures écharpes!
J'ai décidé de profiter de la présence de Caro (encore !!!!) pour organiser une petite expédition dans un village voisin de kumasi et réputé pour son kente justement. Bonwire (prononcer « bonwiré ») est en fait une petite ville de tisserands, où, bien entendu, le tissu vaut mieux qu'un simple pagne acheté au marché de Kumasi.
N'ayant pas de voiture, nous sommes évidemment obligés de nous déplacer en transports en commun (trotros) ce qui peut parfois rendre les choses un petit peu plus difficile, ou les trajets un peu moins direct.
Kwasi, mon collègue, nous avait conseillé de nous rendre à la gare routière du quartier « Dr Mensah » où nous pourrions trouver un véhicule pour nous rendre dans ce fameux village.
10h30, c'est le départ !! petite marche jusqu'à tech junction (à côté de la fac) pour attraper un taxi direction Dr Mensah. Je commence à m'y habituer, mais hier, il y avait quand même un monde fou sur les routes, et étant donné que le code de la route est utilisé pour caler les meubles, quand y a du monde, ben ça bouchonne, et quand on roule, ben on a peur. Après 45 minutes de route, nous voilà enfin à Dr Mensah (toujours dans Kumasi, vous suivez?) pour enfin prendre le trotro. Et là, comme d'habitude lorsqu'on arpente les chemins d'une gare routière, la concentration est une valeur importante. Pourquoi ? Eviter les trotros, répondre aux gens qui nous hèlent, et trouver le bon véhicule sont des tâches pas simples à réaliser en simultané. Bref, après quelques minutes de marche, un gentil chauffeur nous conduit au fameux véhicule qui nous emmenera à Bonwire. Ce trotro ressemblait à tous les autres sur la forme (vieux, poussiéreux et un peu précaire sur le confort) sauf qu'il était 2 fois plus grand que les trotros du centre ville. Nous sommes donc montés à bord et avons attendu qu'il se remplisse... d'environ 25 personnes. C'était un petit peu serré, d'autant plus que vous savez que j'ai des grandes jambes, et que l'écart entre les sièges ne me permettait même pas de m'asseoir droit, « espérons qu'on n'en ait pas pour 2h de route me suis-je alors dit ».
le véhicule s'est rempli en quelques minutes. J'étais assis entre Caro et un vieux monsieur d'au moins 180 ans (il lui restait 2 dents...) qui avait la bras gauche en écharpe et qui m'a bien fait comprendre que je devais faire attention de ne pas le bousculer pendant le trajet.
Trotro plein = départ ! En avant toutes ! Enfin, en avant est un grand mot ! Poussons un coup le minibus qui nous empêche de sortir et parcourons 50 mètres. Puis arrêtons nous et engueulons le chauffeur qui vient à contre sens mais qui se trouve malheureusement sur notre voie. Ces petites pauses nous ont tout de même permis de faire des provisions en eau pour le trajet, on ne sait jamais...
Après un dizaine de minutes pour sortir de la gare routière (oui quand même...), voilà notre trotro intergalactique en train de flotter sur les routes de kumasi, plus rien ne peut nous arrêter ! Nous quittons rapidement la ville et voilà la campagne ghanéenne dont l'asphalte me rappelle sacrément la campagne centrafricaine ! De trotro intergalactique, notre moyen de locomotion se transforme rapidement en trotro boiteux et grinçant, qui a au moins 180 ans. Mais tout se passe comme à l'accoutumée, Un bébé dans la rangée de devant nous dévisage la bouche ouverte depuis le départ, les gens papotent et sortent lorsque l'on atteint leur destination. C'est au bout d'environ 45 minutes que tout à basculé ! Le chauffeur nous arrête pour déposer quelques passagers et... plus rien. Enfin, si, quand même, le moteur tourne, les roues sont encore là, mais c'est le levier de vitesse qui craint ! Impossible de redémarrer, le point mort reste enclenché, et même lorsque le chauffeur s'y met avec 2 mains, rien n'y fait. Après quelques minutes à attendre que ça s'arrange, et après que le chauffeur soit passé sous le véhicule pour voir ce qu'il s'y passe, le verdict est clair : nous devons descendre du véhicule. Aie ! Il a fallu que nous nous mettions à plusieurs pour faire faire demi-tour au trotro (on était en montée) afin qu'il puisse descendre et passer la vitesse en marche. Youhou !!! Ca fonctionne ! Remontons tous dans notre vaisseau intergalactique sans levier de vitesse et repartons ! Je pense qu'à ce moment là, nous avons à peu près tous pensé la même chose : « faites qu'il n 'ait pas besoin de s'arrêter avant notre station! ». Ca n'a pas été le cas, puisque même pas 200 mètre après avoir redémarré, une passagère (un petit peu feignante nous supposons) a demandé de descendre. Elle serait certainement arrivée plus vite chez elle si elle avait marché lorsque nous sommes tous descendus, mais elle s'est contentée d'attendre avec nous. Fort heureusement, nous n'avons pas été les seuls choqués et les commentaires ont fusé quand elle est descendue. Au cours du chemin, notre trotro a plusieurs fois fait des siennes mais notre chauffeur a su enclencher les vitesses. Nous sommes finalement arrivés à Bonwire sur les coups d'une heure de l'après-midi.
Après une petite assiete de riz frit (fried rice) et une boisson à Unity bar ( tout est unity au Ghana), nous voilà partis à la recherche du fameux Kente.
On nous avait prévenus et nous l'avons vérifié, le village est peu animé le samedi et très peu d'échopes étaient ouvertes. Mais nous avons quand même réussi à trouver un jeune homme qui nous a fait faire le tour des magasins familiaux. Après avoir vu des tissus de tous motifs et de toutes les couleurs nous avons tout de même trouvé quelques articles intéressants (photos). Mais les tissus kente sont très chers donc nous nous sommes donc contentés d'acheter des écharpes pour nous la péter en France.
Une fois cette mission accomplie, nous voilà repartis direction Kumasi. Alors que nous nous apprêtions à suivre le même itinéraire qu'à l'aller (donc deux heures de route), notre « guide » d'un jour nous a conseillé une autre route : taxi collectif de Bonwire à Ejisu, puis trotro de Ejisu à Tech Junction (la maison). Le trajet du retour nous a pris quarante minutes... et en plus il a coûté moins cher!
Voilà, nous faisons donc parti de la très fermée « Kente family » et malheureusement vous n'êtes pas assez « hype » pour en faire partie. Cet article s'arrête donc là.
De gros bisous à tout le monde et pour la deuxième fois de l'année bienvenue aux visiteurs ponctuels de l'entourage carolinesque.
Sylv et Caro
Nos futures écharpes!
jeudi 23 février 2012
Unity ceremony
Vendredi soir, j'ai assisté à une cérémonie quelque peu particulière. C'est d'ailleurs lors de cette cérémonie qu'on m'a appris la fameuse histoire de Unity Hall que je vous ai contée pendant le week-end. Car de cette cité U il était bien question le week-end dernier.
Au sein de KNUST, il y a environ 7 "hall", les autres bâtiments dans lesquels vivent les étudiants sont appelés "hostel". Je ne connais pas réellement la différence, mais là n'est pas la question. Chaque "hall" de l'université fête en quelque sorte son anniversaire chaque année. Ca n'a rien à voir avec une naissance ou une date de construction, mais en tout cas, entre Février et Mars, chaque "Hall" célèbre son "week" avec des événements divers dépendant bien entendu de la population de cette cité U. Le week-end dernier, c'était bien entendu la fête de Unity, et ce fameux vendredi que je ne suis pas prêt d'oublier était le soir de la grande célébration de ce "hall".
Voyons donc ce qu'il s'est passé.
Nous nous sommes rendus Céline et moi à la cité Unity accompagnés de Mawuli, un étudiant membre de l'association des étudiants de français avec qui je travaille et qui a habité à Unity (c'est lui qui m'a tout expliqué).
A notre arrivée notre route a été coupée par un groupe de personnes, presque nues (petite serviette blanche autour de la taille) et le visage peint en blanc. Ces personnes, en rang, chantaient des sortes de chants guerriers et semblaient entamer un footing au départ de unity, en direction du campus. Mawuli nous a alors expliqué qu'il s'agissait d'une association d'une cité U de Cape Coast (une autre université) qui venait célébrer Unity... Bizarre...
Unity Hall se situe un petit peu en contrebas par rapport à la route. Devant la cité il y a bien entendu un parking qui s'est transformé pour l'occasion en salle de spectacle en plein air, et je peux vous dire que le public était nombreux!
Nous voilà finalement assis avec le public en attendant que les acteurs se mettent en place. A ce moment, nous n'avons encore aucune idée de ce qu'il va se passer. Quoiqu'il en soit, même si les acteurs ne sont pas encore sur scène, il y a déjà du spectacle!
Devant la cité sont rassemblées une grosse cinquantaine de personnes toutes vêtues d'un polo bordeaux, les couleurs de Unity. Car chaque membre des continentals (vous vous souvenez l'article précédent bien sûr) possède son polo floqué aux couleurs de sa cité.
Ces garçons en bordeaux sont survoltés et chantent en coeur des chansons à la gloire de leur cité. "Conti – Power!" est le cri de guerre qui revient le plus. Quelques chansons sont également dediées à "Africa Hall" (la cité U des filles) que les habitants de Unity considèrent comme leurs femmes. D'autres chants sont dirigés à l'encontre de "Katanga Hall" et des katangis (les habitants de la cité) qui ont pour ainsi dire aucun atome crochu... On pourrait même dire qu'ils se détestent... C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je ne traduirai pas cette chanson...
Pour résumer un petit peu ce que je viens d'expliquer, on se croirait devant un stade de foot 1h avant le match, sauf que dans ce contexte, il s'agissait tout simplement de la fête d'une cité U!
Après une petite attente (environ 1h30), les choses ont enfin bougé, et là... attention les yeux. Quand les MC on terminé de mettre l'ambiance la cérémonie a enfin commencé. Et là, il faut un paquet d'explications!
Dans mon article précédent, je vous avais expliqué la tradition, les continentals (l'association des habitants de Unity). Voià quelques détails:
Les continentals ont un "roi" élu par un cercle très restreint de membres actifs au sein de la cité. Ce roi, et c'est là que ça devient intéressant, ne doit être connu de personne. C'est à dire que mis à part ce cercle très restreint, absolument personne (pas même les membres des Continentals) ne sait qui est le roi. Evidemment, pour entretenir le mystère, celui-ci apparait en public avec le visage peint ou un masque devant les yeux. Ce n'est qu'à la fin de l'année universitaire, une fois que le roi a terminé son "règne" qu'il peut enfin devenir public...
La cérémonie a donc commencé par l'arrivée du roi des continentals qui est apparu devant la cité après sa prière auprès de Abwadiwa. Son trône était installé devant la scène, et pour se rendre de l'entrée du "Hall" jusqu'à son "fauteuil" une réelle procession s'est mise en place. Le roi, avec la visage peint en blanc était accompagné de son adjoint (Richelieu des temps modernes) et de quelques uns de ses "sujets" qui le précédaient en chantant. Le roi est ensuite arrivé, ses sujets ont béni son trône et il a enfin pu s'asseoir! Evidemment, pour un personnage public tel qu'un roi des continentals assurer sa protection est important et trois molosses torses nus et pleins de grigris autour de la ceinture se sont postés debouts derrière lui.
Après l'apparition du roi, je pensais que le spectacle allait enfin pouvoir commencer... Que nenni! Car quand Unity célèbre sa fête, elle ne le fait pas seule! D'autres associations viennent l'encourager. Et c'est la raison pour laquelle une assoc de Cape Coast était présente à cet événement; mais Cape Coast n'était pas seul, car nous avions l'honneur de recevoir les "vandals", qui sont également une association d'un "hall", mais cette fois à l'université d'Accra. J'en avais déjà entendu parlé car notre collègue qui bosse à Accra avait déjà eu affaire à eux... Ces "Vandals" avec leurs tee-shirts rouges sont l'association de Hall la plus développée et la plus connue du Ghana, ils étaient d'ailleurs presque aussi nombreux que les contis...
Après l'arrivée du roi, nous avons eu le droit à la procession du roi de l'association de Cape Coast (CVC) puis au roi des "Vandals" qui est arrivé en grandes pompes avec un de ses sujets qui tenait une boule de laquelle sortait du feu. Bien entendu, chacun de ces autres rois avaient également le visage peint et 3 gardes du corps.
Une fois que les 3 processions sont passées, on a pu assister au spectacle... enfin, spectacle est un bien grand mot. Chaque association des 3 universités présentes proposait un petit show. Le principe était simple:
une dizaine de membres de chaque association montait tour à tour sur scène, seulement vêtus d'une petite serviette blanche (arrangée comme une couche) et chantaient en balançant les épaules de droite à gauche, comme une racaille qui veut impressionner. A entendre les rires du public, j'ai pu imaginer que les chansons étaient drôle, à entendre les quelques petites traductions que me faisait Mawuli, j'ai également pu comprendre que ces chansons ne pouvaient être entendues par n'importe qui... L'appareil reproducteur des habitantes d'Africa Hall a d'ailleurs été très régulièrement cité...
Après environ 15 minutes de chansons dans ce genre, l'association sur scène laissait la place à la suivante qui essayait à son tour de faire marrer le public en racontant un certain nombre d'obscenité...
A ce moment là, je me suis rendu compte de plusieurs trucs:
Je suis trop vieux pour rire de ces conneries
Je suis assez curieux pour avoir tout de même envie de les écouter
Je ne parle pas assez bien Twi pour comprendre des chansons sallaces.
Cette constatation m'a mené à une conclusion:
L'année prochaine, je comprendrai assez bien le Twi pour comprendre ce qui se raconte.
Après ces quelques pensées furtives, nous sommes finalement rentrés nous coucher, la cérémonie a tout de même duré 3 heures!
C'est tout pour cet article, c'est ce genre de situation qui me montre encore et toujours que je vis vraiment dans un autre monde, un monde ou défendre sa cité U et crier des chants en son honneur est courant. Je vis dans un monde où chaque histoire devient légende, et chaque légende influence une manière de se comporter. Bref, je vis au Ghana, et avec ce genre d'expérience, même si elle n'est plus de mon âge, l'idée de rentrer tout de suite ne me traverse pas l'esprit.
Il n'empêche que je pense bien à vous!
Des gros bisous à tout le monde, j'espère que vous allez bien.
PS: Je vous l'avais promis, quelques petits infos blog!
Vous avez dépassé dimanche la barre des 1000 visites et vous êtes très exactement 392 à vous êtes rendus sur ghana-mbi. J'en suis bien content!
Au sein de KNUST, il y a environ 7 "hall", les autres bâtiments dans lesquels vivent les étudiants sont appelés "hostel". Je ne connais pas réellement la différence, mais là n'est pas la question. Chaque "hall" de l'université fête en quelque sorte son anniversaire chaque année. Ca n'a rien à voir avec une naissance ou une date de construction, mais en tout cas, entre Février et Mars, chaque "Hall" célèbre son "week" avec des événements divers dépendant bien entendu de la population de cette cité U. Le week-end dernier, c'était bien entendu la fête de Unity, et ce fameux vendredi que je ne suis pas prêt d'oublier était le soir de la grande célébration de ce "hall".
Voyons donc ce qu'il s'est passé.
Nous nous sommes rendus Céline et moi à la cité Unity accompagnés de Mawuli, un étudiant membre de l'association des étudiants de français avec qui je travaille et qui a habité à Unity (c'est lui qui m'a tout expliqué).
A notre arrivée notre route a été coupée par un groupe de personnes, presque nues (petite serviette blanche autour de la taille) et le visage peint en blanc. Ces personnes, en rang, chantaient des sortes de chants guerriers et semblaient entamer un footing au départ de unity, en direction du campus. Mawuli nous a alors expliqué qu'il s'agissait d'une association d'une cité U de Cape Coast (une autre université) qui venait célébrer Unity... Bizarre...
Unity Hall se situe un petit peu en contrebas par rapport à la route. Devant la cité il y a bien entendu un parking qui s'est transformé pour l'occasion en salle de spectacle en plein air, et je peux vous dire que le public était nombreux!
Nous voilà finalement assis avec le public en attendant que les acteurs se mettent en place. A ce moment, nous n'avons encore aucune idée de ce qu'il va se passer. Quoiqu'il en soit, même si les acteurs ne sont pas encore sur scène, il y a déjà du spectacle!
Devant la cité sont rassemblées une grosse cinquantaine de personnes toutes vêtues d'un polo bordeaux, les couleurs de Unity. Car chaque membre des continentals (vous vous souvenez l'article précédent bien sûr) possède son polo floqué aux couleurs de sa cité.
Ces garçons en bordeaux sont survoltés et chantent en coeur des chansons à la gloire de leur cité. "Conti – Power!" est le cri de guerre qui revient le plus. Quelques chansons sont également dediées à "Africa Hall" (la cité U des filles) que les habitants de Unity considèrent comme leurs femmes. D'autres chants sont dirigés à l'encontre de "Katanga Hall" et des katangis (les habitants de la cité) qui ont pour ainsi dire aucun atome crochu... On pourrait même dire qu'ils se détestent... C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je ne traduirai pas cette chanson...
Pour résumer un petit peu ce que je viens d'expliquer, on se croirait devant un stade de foot 1h avant le match, sauf que dans ce contexte, il s'agissait tout simplement de la fête d'une cité U!
Après une petite attente (environ 1h30), les choses ont enfin bougé, et là... attention les yeux. Quand les MC on terminé de mettre l'ambiance la cérémonie a enfin commencé. Et là, il faut un paquet d'explications!
Dans mon article précédent, je vous avais expliqué la tradition, les continentals (l'association des habitants de Unity). Voià quelques détails:
Les continentals ont un "roi" élu par un cercle très restreint de membres actifs au sein de la cité. Ce roi, et c'est là que ça devient intéressant, ne doit être connu de personne. C'est à dire que mis à part ce cercle très restreint, absolument personne (pas même les membres des Continentals) ne sait qui est le roi. Evidemment, pour entretenir le mystère, celui-ci apparait en public avec le visage peint ou un masque devant les yeux. Ce n'est qu'à la fin de l'année universitaire, une fois que le roi a terminé son "règne" qu'il peut enfin devenir public...
La cérémonie a donc commencé par l'arrivée du roi des continentals qui est apparu devant la cité après sa prière auprès de Abwadiwa. Son trône était installé devant la scène, et pour se rendre de l'entrée du "Hall" jusqu'à son "fauteuil" une réelle procession s'est mise en place. Le roi, avec la visage peint en blanc était accompagné de son adjoint (Richelieu des temps modernes) et de quelques uns de ses "sujets" qui le précédaient en chantant. Le roi est ensuite arrivé, ses sujets ont béni son trône et il a enfin pu s'asseoir! Evidemment, pour un personnage public tel qu'un roi des continentals assurer sa protection est important et trois molosses torses nus et pleins de grigris autour de la ceinture se sont postés debouts derrière lui.
Après l'apparition du roi, je pensais que le spectacle allait enfin pouvoir commencer... Que nenni! Car quand Unity célèbre sa fête, elle ne le fait pas seule! D'autres associations viennent l'encourager. Et c'est la raison pour laquelle une assoc de Cape Coast était présente à cet événement; mais Cape Coast n'était pas seul, car nous avions l'honneur de recevoir les "vandals", qui sont également une association d'un "hall", mais cette fois à l'université d'Accra. J'en avais déjà entendu parlé car notre collègue qui bosse à Accra avait déjà eu affaire à eux... Ces "Vandals" avec leurs tee-shirts rouges sont l'association de Hall la plus développée et la plus connue du Ghana, ils étaient d'ailleurs presque aussi nombreux que les contis...
Après l'arrivée du roi, nous avons eu le droit à la procession du roi de l'association de Cape Coast (CVC) puis au roi des "Vandals" qui est arrivé en grandes pompes avec un de ses sujets qui tenait une boule de laquelle sortait du feu. Bien entendu, chacun de ces autres rois avaient également le visage peint et 3 gardes du corps.
Une fois que les 3 processions sont passées, on a pu assister au spectacle... enfin, spectacle est un bien grand mot. Chaque association des 3 universités présentes proposait un petit show. Le principe était simple:
une dizaine de membres de chaque association montait tour à tour sur scène, seulement vêtus d'une petite serviette blanche (arrangée comme une couche) et chantaient en balançant les épaules de droite à gauche, comme une racaille qui veut impressionner. A entendre les rires du public, j'ai pu imaginer que les chansons étaient drôle, à entendre les quelques petites traductions que me faisait Mawuli, j'ai également pu comprendre que ces chansons ne pouvaient être entendues par n'importe qui... L'appareil reproducteur des habitantes d'Africa Hall a d'ailleurs été très régulièrement cité...
Après environ 15 minutes de chansons dans ce genre, l'association sur scène laissait la place à la suivante qui essayait à son tour de faire marrer le public en racontant un certain nombre d'obscenité...
A ce moment là, je me suis rendu compte de plusieurs trucs:
Je suis trop vieux pour rire de ces conneries
Je suis assez curieux pour avoir tout de même envie de les écouter
Je ne parle pas assez bien Twi pour comprendre des chansons sallaces.
Cette constatation m'a mené à une conclusion:
L'année prochaine, je comprendrai assez bien le Twi pour comprendre ce qui se raconte.
Après ces quelques pensées furtives, nous sommes finalement rentrés nous coucher, la cérémonie a tout de même duré 3 heures!
C'est tout pour cet article, c'est ce genre de situation qui me montre encore et toujours que je vis vraiment dans un autre monde, un monde ou défendre sa cité U et crier des chants en son honneur est courant. Je vis dans un monde où chaque histoire devient légende, et chaque légende influence une manière de se comporter. Bref, je vis au Ghana, et avec ce genre d'expérience, même si elle n'est plus de mon âge, l'idée de rentrer tout de suite ne me traverse pas l'esprit.
Il n'empêche que je pense bien à vous!
Des gros bisous à tout le monde, j'espère que vous allez bien.
PS: Je vous l'avais promis, quelques petits infos blog!
Vous avez dépassé dimanche la barre des 1000 visites et vous êtes très exactement 392 à vous êtes rendus sur ghana-mbi. J'en suis bien content!
dimanche 19 février 2012
C'était il y a longtemps, plusieurs années, peut être plusieurs décennies. Tout se passait sereinement à l'université. Unity Hall, alors cité U réservée aux garçons étudiants étrangers, suivait l'exemple et ne posait aucun problème.
Tout a basculé quand une vendeuse de bananes, apparemment plus facile que les autres filles de l'université, a pris l'habitude de prendre du bon temps au sein de ce « hall » avec différents partenaires.. Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était enceinte, elle se rendit donc à Unity pour annoncer la nouvelle à la personne qu'elle pensait être responsable ( étudiant nigérian dit-on). L'histoire raconte que cet étudiant lui tendit un cachet sensé régler le problème, et que notre vendeuse prit sans hésitation.
Quelques jours plus tard, un odeur désagréable se dégageait de la chambre de l'homme en question qui restait étrangement verouillée. Lorsque l'odeur devint insupportable, les voisins forcèrent la porte et découvrirent le corps en décomposition de la vendeuse alors que l'étudiant responsable s'était volatilisé. Choqués et ne sachant que faire, les étudiants jetèrent le corps derrière le bâtiment pour qu'on ne le trouve jamais.
C'est alors que commença une période bien difficile pour les habitants de Unity puisque parfois, sans aucune explication, des étudiants mouraient dans leur chambre. La culpabilité fut tout de suite attribuée à l'âme de la vendeuse de banane qui voulait se venger en fauchant des étudiants au hasard. Afrique oblige, on appela donc un marabout pour qu'il débarasse enfin Unity de ce malheur, et le verdict fut limpide :
« Construisez une statue à l'effigie de cette vendeuse et priez-y »
Cette statue a désormais un nom : ABWADIWA.
J'ai commencé l'article par « c'était il y a longtemps », laissez moi continuer ainsi :
C'était hier, c'est chaque semaine et chaque année. L'université a beaucoup changé désormais. Elle s'est agrandie, les « halls » ont poussé, et Unity Hall est restée la cité des garçons, mais les internationaux sont allés à Brunei, à l'opposé du campus. Ce sont désormais les gars ghanéens qui occupent les lieux. A l'arrivée à Unity, une statue trône devant l'entrée principale, mais ce n'est pas celle que vous croyez, au dessus de la porte principale, on trouve écrit en grandes lettres : « CONTI – POWER! » alors qu'on s'attendrait à y trouver écrit : « Unity Hall ».
« Conti-power! » ou autrement dit la mémoire de Unity Hall. Car C'est là-dedans que se reposent les restes de cette étrange aventure d'antan. Les « Continentals » sont l'association des habitants de Unity, à laquelle tout les habitants adhèrent d'office lorsqu'ils emménagent dans cette cité, et même s'ils sont désormais tous ghanéens, ils continuent de se faire appeler « continentals » en hommage à l'époque. Et ces continentals d'aujourd'hui perpétuent les traditions commencées à cause des paroles prononcées par le marabout.
En pénétrant dans la cité et en entamant la traversée de la cour intérieure, elle apparaît enfin à notre droite. ABWADIWA trône dans un des bassins de la cité. Et aujourd'hui encore, elle est la base de bien des rites.
Mais ces détails seront pour mon prochain article.
A bientôt
Bisous
PS, j'ai fait un effort, j'ai pris quelques photos
Un des bâtiments de la cité, l'autre lui fait face. Vous pouvez voir la scène, lieu de la cérémonie de vendredi soir. .
Le panneau qui indique la cité sur la route
Conti power!
La cour intérieure. Les parasols appartiennent aux quelques vendeuses de bouffe
La fameuse Abwadiwa.
Tout a basculé quand une vendeuse de bananes, apparemment plus facile que les autres filles de l'université, a pris l'habitude de prendre du bon temps au sein de ce « hall » avec différents partenaires.. Lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était enceinte, elle se rendit donc à Unity pour annoncer la nouvelle à la personne qu'elle pensait être responsable ( étudiant nigérian dit-on). L'histoire raconte que cet étudiant lui tendit un cachet sensé régler le problème, et que notre vendeuse prit sans hésitation.
Quelques jours plus tard, un odeur désagréable se dégageait de la chambre de l'homme en question qui restait étrangement verouillée. Lorsque l'odeur devint insupportable, les voisins forcèrent la porte et découvrirent le corps en décomposition de la vendeuse alors que l'étudiant responsable s'était volatilisé. Choqués et ne sachant que faire, les étudiants jetèrent le corps derrière le bâtiment pour qu'on ne le trouve jamais.
C'est alors que commença une période bien difficile pour les habitants de Unity puisque parfois, sans aucune explication, des étudiants mouraient dans leur chambre. La culpabilité fut tout de suite attribuée à l'âme de la vendeuse de banane qui voulait se venger en fauchant des étudiants au hasard. Afrique oblige, on appela donc un marabout pour qu'il débarasse enfin Unity de ce malheur, et le verdict fut limpide :
« Construisez une statue à l'effigie de cette vendeuse et priez-y »
Cette statue a désormais un nom : ABWADIWA.
J'ai commencé l'article par « c'était il y a longtemps », laissez moi continuer ainsi :
C'était hier, c'est chaque semaine et chaque année. L'université a beaucoup changé désormais. Elle s'est agrandie, les « halls » ont poussé, et Unity Hall est restée la cité des garçons, mais les internationaux sont allés à Brunei, à l'opposé du campus. Ce sont désormais les gars ghanéens qui occupent les lieux. A l'arrivée à Unity, une statue trône devant l'entrée principale, mais ce n'est pas celle que vous croyez, au dessus de la porte principale, on trouve écrit en grandes lettres : « CONTI – POWER! » alors qu'on s'attendrait à y trouver écrit : « Unity Hall ».
« Conti-power! » ou autrement dit la mémoire de Unity Hall. Car C'est là-dedans que se reposent les restes de cette étrange aventure d'antan. Les « Continentals » sont l'association des habitants de Unity, à laquelle tout les habitants adhèrent d'office lorsqu'ils emménagent dans cette cité, et même s'ils sont désormais tous ghanéens, ils continuent de se faire appeler « continentals » en hommage à l'époque. Et ces continentals d'aujourd'hui perpétuent les traditions commencées à cause des paroles prononcées par le marabout.
En pénétrant dans la cité et en entamant la traversée de la cour intérieure, elle apparaît enfin à notre droite. ABWADIWA trône dans un des bassins de la cité. Et aujourd'hui encore, elle est la base de bien des rites.
Mais ces détails seront pour mon prochain article.
A bientôt
Bisous
PS, j'ai fait un effort, j'ai pris quelques photos
Un des bâtiments de la cité, l'autre lui fait face. Vous pouvez voir la scène, lieu de la cérémonie de vendredi soir. .
Le panneau qui indique la cité sur la route
Conti power!
La cour intérieure. Les parasols appartiennent aux quelques vendeuses de bouffe
La fameuse Abwadiwa.
jeudi 16 février 2012
A la guerre comme à la guerre
Salut tout le monde!
Un article rapide, vite fait, bien fait, pour vous faire part d'une petite aventure qui m'arrive ces derniers temps. Ca n'a rien d'exceptionnel, mais ça pourrait vous faire marrer...
Lorsqu'on est occidental et qu'on arrive en Afrique, on subit un choc climatique, un choc culturel, mais il y a un choc qu'on imagine assez peu: le choc du sommeil.
Ce problème vient du fait que le rythme de vie entre l'Afrique et l'Europe est totalement différent. En France, on se couche rarement avant 22h (même plutôt vers 23h en général) et quand on se lève tôt 7h est une bonne heure (ma maman est hors compet'). Ici, les choses ont une fâcheuse tendance à se décaler... vers le plus tôt. Pour vous donner une idée, les ghanéens se couchent aux alentours de 21h (22h est déjà tard) pour se lever aux alentours de 5h30/6h.
Pour un français, se coucher et se lever aussi tôt, même dans un contexte culturel différent est très difficile! On a vite l'impression de ne pas profiter de son temps libre. La soirée est un vrai temps de vie! D'autant plus que le travail nous retient parfois jusqu'à 19h, et qu'on ne commence pas à bosser avant 8h le matin. Alors pourquoi se lever aussi tôt? Et comment se coucher à 21h quand on rentre à la maison vers 19h?
Alors voilà, malgré toute notre volonté d'intégration, il y a bien une chose à laquelle il est difficile de s'adapter, c'est le rythme de vie. Ca ne concerne que nous me direz vous. Pourquoi écrire un article à ce sujet? Le sommeil dépend malheureusement aussi du monde extérieur. Par chance, le climat ne pose quasiment aucun problème à ce niveau là, par contre, ce qui pose problème, c'est la faune. Et surtout la faune sauvage qui règne autour de ma maison. Cette faune sauvage a un roi, équipé d'une couronne rouge (communément appelée crête) sur la tête et avec une influence importante sur le sommeil des gens. Et il s'avère que ce roi règne en maître sur le sommeil du quartier, et surtout sur celui de Céline (ma coloc) et moi-même. Car ce roi, avec ses "cocoricos" royaux, a choisi son royaume, et son royaume, c'est mon jardin. Dans ce royaume, notre roi a un trône, qui n'existe pas physiquement, mais que notre roi adore occuper. Ce trône se situe... sous la fenêtre de ma chambre.
Alors voilà, qu'importe l'heure à laquelle je me couche le soir, quasiment chaque matin, entre 6h10 et 6h30, sa majesté s'installe sur son trône et nous fait comprendre qu'aujourd'hui encore, c'est lui qui gagnera la bataille.
Car désormais bataille il y a! Chaque matin, quand ce doux son (tellement agréable ceci dit) parvient à mes oreilles, je me lève calmement, m'habille, ouvre ma terrasse, me munis d'un petit morceau de bois en forme de Y équipé d'un élastique, je prends le caillou qui me passe par la main et canarde le roi jusqu'à ce qu'il s'enfuie. Une fois loin de moi, je me dis:"héhé, il a compris! Il risque pas de revenir!". Le lendemain... je déchante!
Alors voilà, c'est mon aventure, c'est mon quotidien, ça ne me dérange pas outre mesure, au moins, je n'ai pas besoin d'un réveil pour aller au boulot le matin, et puis, étant donné qu'il me réveille environ 1h15 avant que je quitte la maison, j'ai le temps de me préparer. Le seul vrai gros soucis, c'est qu'on ne peut pas tourner le bouton "off", même les samedis et dimanches... Et la, croyez moi, ça commence à devenir un peu lourd.
Alors si quelqu'un s'y connait en gallinacés et pourrait m'expliquer comment réaliser un coup d'état pour récupérer mon territoire, je lui serais très reconnaissant. J'aimerais pour l'instant éviter de le zigouiller, ça pourrait poser problème à mes voisins (à qui j'ai parlé mais qui ne comprennent même pas qu'on puisse encore dormir à 6h30). Mais si vous connaissez une méthode... une odeur, un truc qui pourrait lui faire comprendre que chez moi, sous ma fenêtre, il ne chantera point, je suis preneur...
Je n'ai pas encore réussi à la toucher avec mon lance-pierre, en même temps, essayez d'utiliser un lance-pierre quand vous êtes réveillé depuis 2 minutes... pas simple.
Des bises à tout le monde
Un article rapide, vite fait, bien fait, pour vous faire part d'une petite aventure qui m'arrive ces derniers temps. Ca n'a rien d'exceptionnel, mais ça pourrait vous faire marrer...
Lorsqu'on est occidental et qu'on arrive en Afrique, on subit un choc climatique, un choc culturel, mais il y a un choc qu'on imagine assez peu: le choc du sommeil.
Ce problème vient du fait que le rythme de vie entre l'Afrique et l'Europe est totalement différent. En France, on se couche rarement avant 22h (même plutôt vers 23h en général) et quand on se lève tôt 7h est une bonne heure (ma maman est hors compet'). Ici, les choses ont une fâcheuse tendance à se décaler... vers le plus tôt. Pour vous donner une idée, les ghanéens se couchent aux alentours de 21h (22h est déjà tard) pour se lever aux alentours de 5h30/6h.
Pour un français, se coucher et se lever aussi tôt, même dans un contexte culturel différent est très difficile! On a vite l'impression de ne pas profiter de son temps libre. La soirée est un vrai temps de vie! D'autant plus que le travail nous retient parfois jusqu'à 19h, et qu'on ne commence pas à bosser avant 8h le matin. Alors pourquoi se lever aussi tôt? Et comment se coucher à 21h quand on rentre à la maison vers 19h?
Alors voilà, malgré toute notre volonté d'intégration, il y a bien une chose à laquelle il est difficile de s'adapter, c'est le rythme de vie. Ca ne concerne que nous me direz vous. Pourquoi écrire un article à ce sujet? Le sommeil dépend malheureusement aussi du monde extérieur. Par chance, le climat ne pose quasiment aucun problème à ce niveau là, par contre, ce qui pose problème, c'est la faune. Et surtout la faune sauvage qui règne autour de ma maison. Cette faune sauvage a un roi, équipé d'une couronne rouge (communément appelée crête) sur la tête et avec une influence importante sur le sommeil des gens. Et il s'avère que ce roi règne en maître sur le sommeil du quartier, et surtout sur celui de Céline (ma coloc) et moi-même. Car ce roi, avec ses "cocoricos" royaux, a choisi son royaume, et son royaume, c'est mon jardin. Dans ce royaume, notre roi a un trône, qui n'existe pas physiquement, mais que notre roi adore occuper. Ce trône se situe... sous la fenêtre de ma chambre.
Alors voilà, qu'importe l'heure à laquelle je me couche le soir, quasiment chaque matin, entre 6h10 et 6h30, sa majesté s'installe sur son trône et nous fait comprendre qu'aujourd'hui encore, c'est lui qui gagnera la bataille.
Car désormais bataille il y a! Chaque matin, quand ce doux son (tellement agréable ceci dit) parvient à mes oreilles, je me lève calmement, m'habille, ouvre ma terrasse, me munis d'un petit morceau de bois en forme de Y équipé d'un élastique, je prends le caillou qui me passe par la main et canarde le roi jusqu'à ce qu'il s'enfuie. Une fois loin de moi, je me dis:"héhé, il a compris! Il risque pas de revenir!". Le lendemain... je déchante!
Alors voilà, c'est mon aventure, c'est mon quotidien, ça ne me dérange pas outre mesure, au moins, je n'ai pas besoin d'un réveil pour aller au boulot le matin, et puis, étant donné qu'il me réveille environ 1h15 avant que je quitte la maison, j'ai le temps de me préparer. Le seul vrai gros soucis, c'est qu'on ne peut pas tourner le bouton "off", même les samedis et dimanches... Et la, croyez moi, ça commence à devenir un peu lourd.
Alors si quelqu'un s'y connait en gallinacés et pourrait m'expliquer comment réaliser un coup d'état pour récupérer mon territoire, je lui serais très reconnaissant. J'aimerais pour l'instant éviter de le zigouiller, ça pourrait poser problème à mes voisins (à qui j'ai parlé mais qui ne comprennent même pas qu'on puisse encore dormir à 6h30). Mais si vous connaissez une méthode... une odeur, un truc qui pourrait lui faire comprendre que chez moi, sous ma fenêtre, il ne chantera point, je suis preneur...
Je n'ai pas encore réussi à la toucher avec mon lance-pierre, en même temps, essayez d'utiliser un lance-pierre quand vous êtes réveillé depuis 2 minutes... pas simple.
Des bises à tout le monde
jeudi 9 février 2012
Ces petites choses qui gênent
Si j'arrêtais cet article au titre, vous penseriez tous "aie, ça y est, il a chopé des morbacks! Le pauvre!". Ne vous inquiétez pas! Tout va bien de ce côté là!
Ces petites choses qui gênent concernent en fait la société ghanéenne et pour être plus précis, la culture ghanéenne. Vivre dans un pays aussi longtemps nous oblige à nous adapter au maximum, à agir le plus possible comme des ghanéens, parfois pour être juste considéré comme quelqu'un de normal, parfois pour ne pas froisser son interlocuteur.
Bref, il s'avère qu'en tout cas au Ghana, il y a quelques petits trucs très importants à respecter pour passer inaperçu... et sachez que pour certaines choses, ce n'est pas réellement facile.
Commençons avec les salutations. En France, lorsqu'on rencontre un groupe de personne à qui il faut serrer la main ou faire la bise, qu'importe le sens dans lequel on opère. Tant que tout le monde a été salué, c'est le principal. Ici, les choses sont un petit peu différentes: On salue évidemment tout le monde de la même manière, mais il faut absolument le faire de la droite vers la gauche (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre). Bien entendu, je me suis plusieurs fois trompé, et une sorte de malaise se met rapidement en place si cette règle n'est pas respectée!
Je vous avais raconté rapidement la grande congrégation à laquelle nous avions participé avec Marie. Une personne venant chercher sa récompense n'a pas respecté cet ordre pour remercier les différentes personnes sur scène, et une sorte de grand murmure s'est tout de suite élevé de la foule...
Le repas est bien entendu une situation dans laquelle ce genre de règles apparait également. C'est la même chose dans plusieurs pays, en particulier en Afrique du Nord, mais la main gauche est totalement proscrite dans l'alimentation! En gros, pour résumer, ça pourrait être: "mangez comme des porcs, foutez-vous en de partout, mais avec la main droite s'il vous plait!"
Dans notre travail, nous sommes régulièrement amenés à rencontrer des gens assez importants. Que ça soit au sein de l'université, mais aussi dans Kumasi. Nous cherchons en ce moment des sponsors pour notre semaine de la francophonie, et nous rencontrons quelques chefs d'entreprise jugés comme importants également. Dans ce genre de situation d'entretien, il est considéré comme très impoli de croiser les jambes, même pour les femmes. Croyez moi, lorsqu'on a pas l'habitude, c'est tout de même assez contraignant.
Pour terminer ce tout petit article, voyons le dernier chapitre de "comment bien se comporter dans la société ghanéenne": Ne donnez JAMAIS quelque chose avec votre main gauche! C'est réellement une des pires insultes que l'on puisse faire à quelqu'un, et ça m'est parfois arrivé qu'on refuse de prendre la chose que je tendais sous prétexte que c'était la mauvaise main... Si vous êtes dans l'impossibilité d'utiliser la main droite (parce que vous êtes en train de manger par exemple), vous pouvez tout de même saluer ou donner quelque chose avec la main gauche. dans ce cas, lorsque vous tendez cet objet, il vous faudra poser votre poignet droit sur le poignet gauche (donc vos mains seront croisées) afin de montrer que la main droite est inutilisable. Vous accompagnerez bien entendu cet acte par un "sorry" pour bien montrer que vous vous êtes rendu compte de votre erreur.
Voilà pour ces quelques éléments. Cet article est un petit peu bancal, j'aurais aimé vous expliquer pourquoi ces règles existent. Vous vous doutez que tout ce qui concerne "main gauche-main droite" s'inspire des anciennes croyances qui attribuent la gauche au mal... Ces petits choses n'embêteraient pas la plupart d'entre vous, puisque vous êtes presque tous droitiers. Par contre, vous pouvez imaginer que moi, ça m'emmerde!
En tout cas, vous en savez un petit peu plus désormais.
Pour vous donner quelques nouvelles supplémentaire, sachez qu'après une pause d'environ 2 semaines, l'harmattan est de retour sur les terres ghanéennes, et il nous apporte tous les petits symptômes dont je vous avais parlé: yeux qui piquent, nez tout sec, eau de la douche dégueulasse et j'en passe....
Je me doute que vous êtes parfois déçus par le manque de photos dans ce blog, et je vous comprends. Sachez juste (au risque de me répéter) que prendre des photos dans les lieux publics est assez mal perçu, et que par respect, j'évite au maximum de le faire.
Je vous embrasse!
A bientôt
Ces petites choses qui gênent concernent en fait la société ghanéenne et pour être plus précis, la culture ghanéenne. Vivre dans un pays aussi longtemps nous oblige à nous adapter au maximum, à agir le plus possible comme des ghanéens, parfois pour être juste considéré comme quelqu'un de normal, parfois pour ne pas froisser son interlocuteur.
Bref, il s'avère qu'en tout cas au Ghana, il y a quelques petits trucs très importants à respecter pour passer inaperçu... et sachez que pour certaines choses, ce n'est pas réellement facile.
Commençons avec les salutations. En France, lorsqu'on rencontre un groupe de personne à qui il faut serrer la main ou faire la bise, qu'importe le sens dans lequel on opère. Tant que tout le monde a été salué, c'est le principal. Ici, les choses sont un petit peu différentes: On salue évidemment tout le monde de la même manière, mais il faut absolument le faire de la droite vers la gauche (dans le sens inverse des aiguilles d'une montre). Bien entendu, je me suis plusieurs fois trompé, et une sorte de malaise se met rapidement en place si cette règle n'est pas respectée!
Je vous avais raconté rapidement la grande congrégation à laquelle nous avions participé avec Marie. Une personne venant chercher sa récompense n'a pas respecté cet ordre pour remercier les différentes personnes sur scène, et une sorte de grand murmure s'est tout de suite élevé de la foule...
Le repas est bien entendu une situation dans laquelle ce genre de règles apparait également. C'est la même chose dans plusieurs pays, en particulier en Afrique du Nord, mais la main gauche est totalement proscrite dans l'alimentation! En gros, pour résumer, ça pourrait être: "mangez comme des porcs, foutez-vous en de partout, mais avec la main droite s'il vous plait!"
Dans notre travail, nous sommes régulièrement amenés à rencontrer des gens assez importants. Que ça soit au sein de l'université, mais aussi dans Kumasi. Nous cherchons en ce moment des sponsors pour notre semaine de la francophonie, et nous rencontrons quelques chefs d'entreprise jugés comme importants également. Dans ce genre de situation d'entretien, il est considéré comme très impoli de croiser les jambes, même pour les femmes. Croyez moi, lorsqu'on a pas l'habitude, c'est tout de même assez contraignant.
Pour terminer ce tout petit article, voyons le dernier chapitre de "comment bien se comporter dans la société ghanéenne": Ne donnez JAMAIS quelque chose avec votre main gauche! C'est réellement une des pires insultes que l'on puisse faire à quelqu'un, et ça m'est parfois arrivé qu'on refuse de prendre la chose que je tendais sous prétexte que c'était la mauvaise main... Si vous êtes dans l'impossibilité d'utiliser la main droite (parce que vous êtes en train de manger par exemple), vous pouvez tout de même saluer ou donner quelque chose avec la main gauche. dans ce cas, lorsque vous tendez cet objet, il vous faudra poser votre poignet droit sur le poignet gauche (donc vos mains seront croisées) afin de montrer que la main droite est inutilisable. Vous accompagnerez bien entendu cet acte par un "sorry" pour bien montrer que vous vous êtes rendu compte de votre erreur.
Voilà pour ces quelques éléments. Cet article est un petit peu bancal, j'aurais aimé vous expliquer pourquoi ces règles existent. Vous vous doutez que tout ce qui concerne "main gauche-main droite" s'inspire des anciennes croyances qui attribuent la gauche au mal... Ces petits choses n'embêteraient pas la plupart d'entre vous, puisque vous êtes presque tous droitiers. Par contre, vous pouvez imaginer que moi, ça m'emmerde!
En tout cas, vous en savez un petit peu plus désormais.
Pour vous donner quelques nouvelles supplémentaire, sachez qu'après une pause d'environ 2 semaines, l'harmattan est de retour sur les terres ghanéennes, et il nous apporte tous les petits symptômes dont je vous avais parlé: yeux qui piquent, nez tout sec, eau de la douche dégueulasse et j'en passe....
Je me doute que vous êtes parfois déçus par le manque de photos dans ce blog, et je vous comprends. Sachez juste (au risque de me répéter) que prendre des photos dans les lieux publics est assez mal perçu, et que par respect, j'évite au maximum de le faire.
Je vous embrasse!
A bientôt
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